La pluie diluvienne qui s’est abattue sur la capitale congolaise le vendredi 20 février a laissé derrière elle un paysage de désolation. Des vies perdues, des maisons englouties, des quartiers submergés. Si plusieurs communes ont été touchées, Mont-Ngafula et Kinsenso figurent parmi les zones les plus sinistrées. Dans la commune de Mont-Ngafula, le drame a pris une dimension humaine et sociale particulièrement poignante.

Le bourgmestre, Séverin Lumbu Malamba, s’est rendu sur les sites affectés pour évaluer l’ampleur des dégâts et réconforter les populations sinistrées. Selon le bilan officiel, cinq personnes ont perdu la vie à Kinshasa, dont deux à Mont-Ngafula. Parmi les victimes figure un jeune couple du quartier Kindele, dont la femme, âgée de 19 ans, était enceinte de cinq mois. Une tragédie qui a profondément marqué la communauté locale.
Outre les pertes humaines, les dégâts matériels sont considérables. Neuf quartiers sur les vingt-neuf que compte Mont-Ngafula ont été touchés par des inondations et des phénomènes d’érosion. Au quartier Tshibanda, dans la localité de Cogelos, près du Plateau des professeurs de l’Université de Kinshasa, plusieurs maisons ont été emportées par la furie des eaux.

Les premières observations indiquent que les torrents provenaient du Plateau des professeurs, où les eaux pluviales ont débordé avant de se déverser violemment dans les zones en contrebas. Sur le terrain, le bourgmestre Séverin Lumbu Malamba a exprimé sa compassion aux victimes et promis de transmettre leurs doléances à la hiérarchie afin d’obtenir une assistance d’urgence. « Nous allons faire remonter les cas auprès des autorités provinciales pour que des mesures d’aide soient prises », a-t-il rassuré.

Cette nouvelle catastrophe remet en lumière la vulnérabilité chronique de Kinshasa face aux pluies torrentielles, aggravée par l’urbanisation anarchique, l’absence de drainage adéquat et l’occupation des zones à risque. Chaque saison des pluies ravive le même scénario : inondations, glissements de terrain, pertes humaines et destructions massives.
C.I.M


