Les autorités congolaises intensifient la lutte contre la criminalité urbaine à Kinshasa. Dans le cadre de l’opération sécuritaire baptisée « Ndobo », plus de 400 présumés kuluna ont été arrêtés à travers plusieurs communes de la capitale, a annoncé le ministère de l’Intérieur.

Mercredi, le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Shabani Lukoo Bihango, a effectué une tournée d’inspection dans différents commissariats urbains de Kinshasa. Objectif : évaluer l’exécution de l’opération sur le terrain, vérifier les conditions de détention des personnes interpellées et s’assurer du respect des procédures légales.
Cette visite intervient alors que les forces de l’ordre multiplient les actions de terrain pour répondre à la recrudescence des actes de banditisme et d’agressions dans plusieurs quartiers de la ville. D’après les chiffres officiels communiqués par le ministère, 424 personnes ont été interpellées lors de cette phase de l’opération. Les arrestations se répartissent comme suit : Mont-Ngafula : 45 personnes; Kintambo : 30 personnes; Gombe (camp Lufungula) : environ 40 personnes; Kalamu : 51 personnes; Limete : 56 personnes; Masina : 242 personnes.

La commune de Masina, dans l’est de Kinshasa, concentre à elle seule plus de la moitié des interpellations, illustrant l’ampleur du phénomène dans cette partie de la capitale. Lancée pour endiguer la montée de l’insécurité urbaine, l’opération « Ndobo » est déjà déployée dans dix provinces du pays. Elle vise à démanteler les réseaux de gangs, à dissuader les actes criminels et à rétablir un climat de sécurité pour les populations et leurs biens. Les autorités assurent que les personnes interpellées feront l’objet de vérifications approfondies avant d’être éventuellement déférées devant la justice, dans le strict respect de la loi.
À travers cette vaste opération, le gouvernement entend afficher sa détermination à lutter contre les kuluna et plus largement contre toutes les formes de criminalité urbaine. Pour de nombreux habitants de Kinshasa, confrontés au quotidien à l’insécurité, cette offensive sécuritaire est perçue comme un signal fort, en attendant des résultats durables sur le terrain.
JK


