Ancien haut représentant du Chef de l’État et ex-coordonnateur du Mécanisme national de suivi de l’accord-cadre d’Addis-Abeba (MNS), Claude Ibalanky Ekolomba n’a jamais perdu son franc-parler. Que ce soit sur X (ex-Twitter) ou sur LinkedIn, ses maximes résonnent comme des avertissements empreints de sagesse, scrutant avec lucidité la scène politique congolaise.
Ce week-end, il a livré une réflexion qui fait déjà débat : « La loyauté n’est pas un impôt que les inférieurs versent à leurs supérieurs. La loyauté, c’est un pacte. Quand un chef exige la loyauté sans la rendre, il ne crée pas des disciples mais des esclaves. Et les esclaves, tôt ou tard, se révoltent : ils trahiront ou détruiront ce maître injuste, comme on brise ses chaînes pour se libérer. Quand un peuple est loyal à un dirigeant, ce dirigeant a le devoir d’être loyal à son peuple. Sans réciprocité, la loyauté n’est plus qu’une servitude déguisée, une bombe à retardement prête à exploser. »
Ces paroles, à la fois philosophiques et politiques, rappellent la fragilité du lien entre gouvernants et gouvernés lorsqu’il n’est pas fondé sur une loyauté réciproque. Ibalanky, fieffé de Kikwit et réputé pour anticiper les crises par ses prises de position tranchées, souligne ici que la loyauté unilatérale n’est qu’une illusion de stabilité.
Une pensée qui, dans le contexte actuel de turbulences politiques en RDC, sonne comme une mise en garde contre les dérives autoritaires et les alliances sans sincérité.
Elrick Elesse


