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La RDC au Conseil : deux ans pour convaincre

3 mois ago
in Diplomatie
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La RDC au Conseil : deux ans pour convaincre
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Depuis ce 1er janvier 2026, la République démocratique du Congo siège comme membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Une consécration diplomatique pour Kinshasa, mais aussi une épreuve de vérité. Car ce retour au sein de l’instance la plus stratégique de l’ONU intervient dans le contexte d’un pays encore meurtri par des décennies de conflits, confronté à une agression persistante à l’Est et placé au cœur des contradictions du multilatéralisme contemporain.

Le Conseil de sécurité demeure l’arène où se jouent les équilibres mondiaux en matière de paix et de sécurité. Pour un État non doté du droit de veto, l’influence ne se mesure pas à la puissance militaire, mais à la capacité d’initiative diplomatique, à la constance des positions et à l’art de la coalition. Pour la RDC, ce mandat de deux ans 2026-2027 représente donc une opportunité de transformer une tribune institutionnelle en véritable levier politique, tout en exposant ses propres vulnérabilités au regard international.

Cette accession intervient alors que la RDC se trouve elle-même au centre d’un dossier sécuritaire majeur inscrit à l’agenda du Conseil. À l’Est du pays, l’insécurité chronique est ravivée par l’activisme de l’AFC/M23, mouvement rebelle que Kinshasa et l’ONU elle-même accuse d’être soutenu par le Rwanda. Cette situation, qualifiée par les autorités congolaises d’agression extérieure, a ravivé les tensions régionales, fragilisé les équilibres diplomatiques dans les Grands Lacs et replongé des millions de civils dans la précarité. Les chiffres donnent le vertige : des millions de morts depuis les années 1990, des déplacés internes par millions, et des réfugiés contraints de franchir les frontières au gré des offensives armées.

Face à cette tragédie prolongée, la communauté internationale n’est pas restée absente. Depuis plus de deux décennies, la RDC accueille l’une des plus anciennes et des plus importantes missions de maintien de la paix au monde, la MONUSCO. Déployée pour protéger les civils et appuyer la stabilisation du pays, la mission onusienne cristallise aujourd’hui un profond malaise. À Kinshasa comme à Goma, son efficacité est questionnée, son mandat contesté et sa présence parfois perçue comme le symbole d’un multilatéralisme à bout de souffle, incapable d’éradiquer durablement les causes du conflit.

C’est dans ce contexte que se sont multipliées les initiatives diplomatiques. Les médiations américaine et qatarie ont récemment abouti à la signature des accords de Washington et de Doha, censés relancer le dialogue, réduire les tensions régionales et ouvrir la voie à une désescalade durable. Pour la RDC, ces accords représentent l’espoir d’une solution politique à une crise militaro-diplomatique persistante, mais aussi un test de la sincérité des engagements régionaux et de la capacité de la communauté internationale à faire respecter ses propres mécanismes.

Siéger au Conseil de sécurité dans ces conditions confère à la RDC une position singulière, à la fois juge et partie. Kinshasa entend utiliser son mandat pour porter une voix africaine forte, mais aussi pour internationaliser davantage la question de l’Est congolais. L’objectif est de faire reconnaître les responsabilités, de renforcer la pression diplomatique et d’obtenir des réponses plus cohérentes face à ce qui est perçu comme une remise en cause de la souveraineté nationale.

Au-delà de son cas particulier, la RDC ambitionne également de peser sur les grands débats africains et globaux : conflits prolongés, terrorisme, transitions politiques fragiles, mais aussi changement climatique et gouvernance des ressources naturelles. Autant de dossiers où l’expérience congolaise se veut force de proposition. Riche en minerais stratégiques, la RDC souhaite notamment inscrire au cœur des réflexions du Conseil le lien entre exploitation des ressources, prédation économique et insécurité durable.

Autre axe revendiqué par le pays de Lumumba : la réforme du multilatéralisme. En phase avec le Nouvel Agenda pour la paix, Kinshasa plaide pour une ONU plus préventive que réactive et pour des opérations de maintien de la paix mieux adaptées aux réalités locales. Derrière cette ambition se dessine une critique d’un système international souvent prompt à gérer les crises africaines sans toujours s’attaquer à leurs causes structurelles.

Mais ce mandat n’est pas sans risques. La cohérence entre le discours diplomatique et les réalités nationales sera étroitement scrutée. La RDC, qui se pose en défenseur du droit international et des droits humains, devra composer avec ses propres défis internes, notamment en matière de gouvernance, de sécurité et de crédibilité institutionnelle. Le siège au Conseil de sécurité agit ainsi comme un miroir grossissant.

En définitive, ce retour au Conseil de sécurité est moins une récompense qu’une épreuve. Une épreuve de maturité diplomatique pour la RDC, sommée de transformer son vécu douloureux en force de proposition. Pour Kinshasa, l’enjeu dépasse le prestige : il s’agit de faire de ces deux années un moment utile, capable de redonner sens à l’action collective internationale tout en rapprochant, enfin, la promesse de paix des populations congolaises.

La République démocratique du Congo a déjà siégé à deux reprises comme membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, en 1982-1983 et en 1990-1991, alors qu’elle portait encore le nom de Zaïre. Ces mandats se sont déroulés dans des contextes internationaux dominés par la guerre froide puis par ses recompositions, laissant peu d’espace à une diplomatie congolaise autonome et influente.

Lors de ces deux passages, Kinshasa avait adopté une posture prudente, s’alignant principalement sur les positions africaines consensuelles et les équilibres géopolitiques du moment. Faiblement structurée et contrainte par des fragilités internes, la diplomatie congolaise n’avait pas marqué ces mandats par des initiatives majeures ni par une réelle capacité à orienter les débats du Conseil.

Le mandat 2026-2027 marque ainsi une rupture. Pour la première fois, la RDC siège au Conseil de sécurité en tant que pays directement affecté par un conflit majeur inscrit à l’agenda onusien. Forte de cette expérience et des leçons tirées de ses précédents mandats, Kinshasa affiche désormais l’ambition de transformer une présence autrefois discrète en une diplomatie plus active, offensive et stratégique.

Constantin Ntambwe

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