Depuis le 16 de ce mois, les combats ont repris entre les éléments du M23 et les FARDC, obligeant la population à se déplacer une fois de plus, avec tout le lot de misère, sans compter les morts et la destruction des infrastructures. Cependant, le contexte des affrontements a changé, depuis l’entrée des troupes burundaises dans le Sud-Kivu, pour combattre les rebelles au pouvoir de Bujumbura, lesquels utilisent cette partie de la province du Sud-Kivu, comme base arrière pour attaquer les troupes loyalistes de leur pays, non, sans causer des dégâts en terre congolaise. Ces troupes burundaises, et, c’est cela la nouvelle donne, élargiront leur champ d’action, jusqu’au Nord-Kuvu, là où, notre armée, affronte les rebelles du M23, appuyés par l’armée rwandaise.
Sentant tourner le vent, le staff du M23, Bertrand Bisimwa en tête, réclament avec insistance des accords directs avec le gouvernement congolais, pour, selon eux, cesser avec les morts des populations, et réinstaurer la paix au Nord-Kivu. En réalité, avec la nouvelle configuration que prennent les évènements, le M23, court le risque de se voir pris entre deux feux, et d’être coupé de l’appui rwandais, ce serait alors le glas qui sonnerait pour eux, et les haricots seraient cuits, cette fois, nous l’espérons, de manière irréversible pour qu’une paix durable s’instaure dans cette partie de la République démocratique du Congo.
Pascal Hamici


