Le stage de préparation des Léopards laisse une impression contrastée, faite d’espoirs mais aussi d’interrogations. Les deux rencontres amicales face au Danemark et au Chili ont permis à Sébastien Desabre et à son staff de mesurer les forces de leur groupe, tout en identifiant les failles qu’il faudra rapidement corriger avant la Coupe du monde.
Face au Danemark, la RDC a affiché un visage séduisant. Organisée et disciplinée, l’équipe a accepté de laisser le ballon à son adversaire tout en se créant plusieurs situations dangereuses. Une prestation encourageante qui a toutefois confirmé une faiblesse récurrente : le manque d’efficacité dans le dernier geste.
Quelques jours plus tard, contre le Chili, les Léopards ont montré une tout autre facette. Bousculée par une équipe adepte des transitions rapides, la sélection congolaise a perdu ses repères tactiques, notamment en seconde période où les nombreux changements ont désorganisé le collectif.
Ces deux tests avaient pourtant une logique. En choisissant des adversaires au profil proche de ceux qu’elle retrouvera au Mondial, notamment le Portugal et la Colombie, la RDC cherchait à anticiper les difficultés qui l’attendent. Le constat est clair : il faudra être plus solide dans les duels, plus réaliste devant le but et surtout mieux gérer les attaques rapides des adversaires.
Le poste de gardien suscite également des débats. Si Dimitry Mpasi a parfois été sauvé par ses montants face au Danemark, les deux buts encaissés contre le Chili relancent la concurrence. Certains observateurs estiment que le moment est peut-être venu de donner sa chance à Epolo dès le début de la compétition.
En attaque, les enseignements sont tout aussi précieux. Aligné seul en pointe, Yoane Wissa a semblé moins à l’aise que dans un rôle de soutien offensif. Cédric Bakambu, malgré son énorme travail sans ballon et son apport au pressing, traverse une période de doute dans la finition où il manque de lucidité.
Malgré ces réserves, plusieurs joueurs ont confirmé leur statut de valeurs sûres. Tuanzebe, Bissaka, Kayembe, Mukau, Moutoussamy, Sadiki, Mbemba ou encore Wissa dans un système adapté offrent de solides garanties. D’autres, comme Bongonda, Banza ou Pickel, Kakuta disposent encore d’une importante marge de progression, tandis que certains éléments n’ont pas suffisamment joué pour être véritablement évalués.
Au final, ce stage laisse entrevoir une équipe compétitive, capable de rivaliser avec de belles nations, mais qui devra gagner en rigueur défensive et surtout en efficacité offensive. Si ces derniers réglages sont trouvés, les Léopards ont les moyens de défendre honorablement leurs chances et de ne pas faire de la figuration sur la scène mondiale.
Junior Kulele


