À Luozi, le fleuve Congo n’est pas seulement une frontière naturelle. Il est aussi une voie de passage essentielle pour les habitants, les commerçants et les opérateurs économiques. Mais depuis plusieurs jours, cette liaison vit au rythme d’une panne qui paralyse progressivement les activités entre les deux rives. Le bac, unique moyen de traversée pour de nombreux usagers, est à l’arrêt depuis près de cinq jours. Résultat : voyageurs bloqués, marchandises immobilisées et activités commerciales fortement perturbées.
Une situation qui fait monter la frustration au sein de la population. Pour les habitants, cette panne n’est pas un simple incident technique. Elle touche directement le quotidien d’une communauté dont une grande partie des activités dépend de la possibilité de franchir le fleuve. Face à cette situation, les habitants de Luozi se tournent notamment vers Néfertiti Ngudianza Bayokisa, rapporteure au Sénat et originaire du territoire.
Connue pour ses actions de proximité dans sa communauté, la sénatrice est appelée à user de son influence et de ses réseaux institutionnels pour mener un lobbying auprès des autorités compétentes et contribuer à obtenir une solution rapide à cette panne. Pour la population, l’urgence est de remettre le bac en service avant que les conséquences économiques et sociales ne s’aggravent davantage.
La grogne commence également à prendre une dimension collective. Le Rassemblement des forces vives de Luozi (RAFOVIL) annonce une marche pacifique pour ce mercredi 19 août 2026. Les organisateurs entendent ainsi attirer l’attention des autorités sur la nécessité de rétablir rapidement la traversée du fleuve Congo. Ils appellent la population à une mobilisation pacifique et responsable, tout en espérant une réaction concrète des pouvoirs publics.
À Luozi, ce bac est bien plus qu’un simple moyen de transport. Il constitue une véritable infrastructure vitale pour les échanges entre les deux rives et influence directement la vie économique et sociale des dix secteurs du territoire. Chaque jour d’immobilisation ajoute donc une couche de difficultés à une population déjà dépendante de cette liaison pour ses déplacements, son commerce et son approvisionnement.
Alors que la panne entre dans son cinquième jour, l’attente se transforme en impatience. Les habitants veulent désormais des actes plutôt que des promesses : réparer le bac, rétablir la traversée et permettre à Luozi de reprendre son rythme normal. À Luozi, le fleuve continue de couler. Mais, depuis cinq jours, c’est toute une économie qui semble avoir jeté l’ancre.
Elrick Elesse


