En 2018, des massacres sont perpétrés dans le Mai- Ndombe, où des membres de la tribu Banunu, sont massacrés par les Tende, soit la tribu de l’actuel gouverneur de la ville province de Kinshasa, Gentiny Ngobila, alors gouverneur du Mai-Ndombe. C’est l’affaire dite des massacres de Yumbi, où les 16 et 17 septembre 2018, les Batende, tribu minoritaire, mais propriétaire de la terre, y ont, proprement massacré des Banunu, majoritaires, après leur avoir reproché l’enterrement d’un de leurs chefs dans une terre qui ne leur appartient pas, martyrisant ainsi, la constitution de la République Démocratique du Congo.
Morts, blessés, déplacés et destruction des maisons par incendie, sont enregistrés, à telle enseigne que les voix s’élèvent pour décrier ces atrocités. L’enquête des Nations Unies avait conclu que les crimes répertoriés à Yumbi pouvaient constituer des crimes contre l’humanité, de meurtre, de torture, de viol et d’autres formes de violences sexuelles, ainsi que de persécution.
2022, même province, le Mai-Ndombe, à sa tête, madame Rita Bola, une fidèle des fidèles du gouverneur Gentiny Ngobila, laquelle, est à son tour, gouverneure du Mai-Ndombe. Mais voilà, cette fois, ce sont les Teke et les Yaka qui se rentrent dedans, pour, dixit Willy Kande Bongo, de la société civile, à cause d’une fausse lettre du Ministre de l’intérieur, interdisant aux Yaka, de payer une redevance aux chefs coutumiers Teke.
Comment opérer un lien entre les deux crises que deux ans séparent, malgré la similitude du mode opératoire ? La délégation du gouvernement, dépêchée par le chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, en date du 26 août 2022, pour aller s’enquérir de la situation dans cette province de l’ex-Bandundu, a pu calmer le jeu, et même, faire revenir des déplacés qui avaient choisi de se réfugier en forêt, pour sauvegarder leurs vies, a pu, in fine, régler le problème, en apparence, car les enquêtes, du moins il faut l’espérer, continuent, pour saisir la quintessence profonde du problème qui tourmente les ethnies qui cohabitent ce coin de la République Démocratique du Congo.
«Il sied d’indiquer qu’il se pose un problème de crise entre deux communautés, deux peuples comme ils le reconnaissent eux-mêmes qui ont toujours vécu des années dans le calme, dans la tranquillité, dans l’amitié, et qui, subitement, se sont retrouvés dans un conflit sanglant. Un conflit qui a causé à ce jour, un peu plus de 30 morts à Kwamouth. Tant de maisons, des villages, incendiés dans ce territoire de Kwamouth et bien d’autres mauvaises choses qui se sont produites et c’est toujours entre les Yaka et les Teke,» a clarifié le Vice-Premier Ministre en charge de l’intérieur à l’issue de la rencontre de restitution au Premier Ministre de sa mission à Kwamouth.
Le Vice-Premier Ministre en charge de l’intérieur a ajouté que la mission : « devrait faire ce rapport au Premier Ministre pour lui faire savoir également qu’elle s’est rendue à Kwamouth, qu’elle n’a trouvé l’occasion de rencontrer les Yaka qui sont tous dans des forêts, et que pour raison d’équité, il est bon que la délégation se rende également à Kwango plus précisément à Kenge pour essayer de parler avec les responsables provinciaux, et les autorités traditionnelles de manière à obtenir l’implication de chacun pour que ce que nous sommes en train de connaître à Kwamouth ne puisse pas prospérer. Il faut que ça s’arrête ». A dit Daniel Aselo.
La mission gouvernementale a préconisé pour un début de solutions de commencer par la sensibilisation alors que, les services de sécurité et de défense sont instruits de proteger efficacement les populations.
Malgré ce résultat que l’on pourrait qualifier de ‘’bon’’, 2 autres personnes ont été tuées et 4 maisons incendiées, cela après le passage de la mission Aselo. A part cela, selon madame Rose Mutombo, il n’y aurait aucun magistrat à Kwamouth, depuis le dernier incident où le procureur général de la République, y avait été passé à tabac par la population.
Quoiqu’il en soit, l’administrateur du territoire de Kwamouth a écopé d’une suspension, ainsi que le responsable de la police locale et celui de l’ANR. Solution toute provisoire, avant d’y voir un peu plus clair, pour une décision définitive et durable.
Pascal Hamici


