À quelques jours de la ville morte annoncée par l’opposition contre le projet de révision de la Constitution, la Police nationale congolaise affiche sa détermination à maintenir l’ordre public dans la capitale congolaise. Ce jeudi 28 mai, le Commissaire provincial de la Police nationale congolaise ville de Kinshasa, le Commissaire divisionnaire Israël Kantu Bakulu, a présidé une importante réunion stratégique consacrée à l’évaluation des mesures sécuritaires à mettre en place avant cette manifestation politique.

Autour de la table, plusieurs responsables des unités opérationnelles de la police étaient réunis, notamment les commandants des commissariats urbains, des groupes mobiles d’intervention (GMI), du Groupe de lutte contre la criminalité et les stupéfiants (GLCCS) ainsi que les services des renseignements généraux. Au centre des discussions : la sécurisation des populations kinoises et la prévention de tout débordement susceptible de perturber les activités dans la capitale.
Selon les orientations données au cours de cette réunion, la police entend déployer un dispositif renforcé afin de permettre aux habitants de Kinshasa qui ne participent pas à cette manifestation de poursuivre librement leurs occupations quotidiennes. Les autorités policières assurent vouloir agir avec fermeté contre toute tentative de trouble à l’ordre public ou d’atteinte aux personnes et à leurs biens.
Le commandement de la police affirme également avoir pris l’option de neutraliser toute action qualifiée de subversive qui pourrait surgir en marge de la manifestation. Dans ses instructions aux différentes unités, le Commissaire divisionnaire Israël Kantu Bakulu a insisté sur le professionnalisme, la vigilance et la discipline des éléments engagés sur le terrain.

Le chef de la police de Kinshasa a notamment appelé ses hommes à intervenir rapidement contre toute personne qui tenterait de s’en prendre aux paisibles citoyens ou de semer des violences dans la ville. Cette mobilisation sécuritaire intervient dansdans un contexte politique marqué par de fortes tensions autour du débat sur la révision de la Constitution, sujet qui continue d’opposer une partie de l’opposition politique au pouvoir en place.
L’opposition qui s’oppose ouvertement à toute modification de la loi fondamentale, prévoit une mobilisation populaire pour exprimer son rejet de cette initiative. Pendant ce temps, les autorités policières veulent éviter tout scénario de violences ou de perturbations majeures dans la capitale, où chaque manifestation politique reste suivie avec une attention particulière par les services de sécurité. Kinshasa s’apprête ainsi à vivre une journée sous haute surveillance, entre exercice des libertés publiques et impératif de maintien de l’ordre.
La rédaction de b-onetv.cd


