L’horreur a une fois de plus frappé l’est de la République démocratique du Congo. Dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 juillet, au moins quarante civils ont été sauvagement massacrés à la machette alors qu’ils participaient à une veillée de prière dans une église locale de Komanda, une agglomération du territoire d’Irumu, en province de l’Ituri.

Selon un communiqué des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), l’attaque a été perpétrée par des éléments du groupe terroriste ADF/MTM-ISCAP (branche de l’État islamique en Afrique centrale), en représailles aux opérations militaires conjointes menées par les FARDC et l’armée ougandaise (UPDF) dans les territoires d’Irumu et Mambasa.
Acculés, traqués en profondeur par les forces armées régulières, les terroristes ont ciblé des populations sans défense, dans une logique de terreur visant à détourner l’attention de l’opération militaire en cours. Les victimes, des fidèles rassemblés pour prier, ont été prises au piège dans l’église où elles se croyaient en sécurité. Plusieurs blessés graves ont également été signalés. Les autorités locales sont à pied d’œuvre pour organiser leur prise en charge dans les structures sanitaires de la région.
Face à cette tragédie, les FARDC ont exprimé leurs sincères condoléances aux familles éprouvées, tout en réaffirmant leur engagement total à poursuivre les assaillants jusqu’à leur dernier retranchement. Elles appellent la population à faire preuve de vigilance accrue et à signaler toute présence suspecte auprès des services de sécurité. Les forces armées insistent également sur la nécessité d’une solidarité nationale en ces moments de douleur et d’insécurité.
Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a condamné avec la plus grande fermeté cette attaque qu’il qualifie d’effroyable et inacceptable. « Le gouvernement se tient aux côtés des familles endeuillées et des autorités provinciales de l’Ituri pour gérer les conséquences de ce drame », a-t-il déclaré. Il a assuré que la détermination de l’État congolais à combattre le terrorisme, sous toutes ses formes, reste intacte.
Ce massacre vient s’ajouter à la longue liste d’atrocités commises par les ADF dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, où ces groupes armés ciblent régulièrement les civils dans des attaques aussi meurtrières que lâches.

La population de Komanda, traumatisée, appelle à un renforcement de la sécurité dans la zone et à des actions rapides et concrètes pour éviter que de tels actes ne se répètent. Avec ce drame, l’Ituri pleure ses enfants tombés dans la prière, et la RDC toute entière s’interroge, une fois de plus, sur l’urgence d’un retour durable à la paix dans l’Est.


