Alors que le calme semblait timidement revenir dans plusieurs quartiers de Mont-Ngafula, la violence a brutalement refait surface dans la nuit de jeudi à ce vendredi 27 février. À Matadi-Mayo, sur l’axe Kimwenza/Petit Panier, une famille a vécu l’horreur d’une attaque armée à domicile. Il est environ 3 heures du matin lorsque des hommes lourdement armés font irruption dans une parcelle habitée par un couple et leurs cinq enfants. Équipés de cisailles, de marteaux et d’autres outils, les assaillants parviennent à forcer la porte après plusieurs minutes d’effraction.
À l’intérieur, la panique. Le propriétaire, Papy Masamba, tente de s’interposer. La résistance lui coûte cher : il est atteint d’une balle de calibre 12. Touché à la hanche, il s’effondre, grièvement blessé, sous les yeux de sa famille terrorisée. Alerté par des témoins et des riverains, le bourgmestre de Mont-Ngafula, Séverin Lumbu Malamba, dépêche immédiatement une unité de police sur les lieux. La victime est évacuée d’urgence vers l’Camp Kokolo, où les médecins parviennent à extraire le projectile.
Selon les dernières informations, son état s’est stabilisé, bien que son pronostic ait été initialement préoccupant. Les criminels ont réussi à prendre la fuite après avoir emporté une somme importante d’argent ainsi qu’un téléviseur. Sur place, des éléments troublants ont été découverts : des douilles et une tenue militaire abandonnée, laissant planer des interrogations sur le profil réel des assaillants.
S’agit-il de simples bandits usant d’effets militaires pour semer la confusion ? Ou d’individus liés à des réseaux plus structurés ? Les enquêteurs devront éclaircir ces zones d’ombre. Les autorités locales ont annoncé l’ouverture d’une enquête et appelé la population à la vigilance. Ce nouvel épisode rappelle que, malgré les efforts sécuritaires, certaines zones restent exposées à des incursions criminelles nocturnes.
À Matadi-Mayo, le choc est encore palpable. Une famille marquée à jamais, un quartier sous tension, et une question qui revient avec insistance : quand la nuit cessera-t-elle d’être synonyme de peur à Mont-Ngafula ?
C.I.M


