À l’Assemblée nationale, l’ordre du jour de la plénière de ce lundi est tombé… et avec lui, une absence qui fait déjà grand bruit : aucune trace de l’examen de la motion de défiance visant le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur.
Un silence d’autant plus intrigant que, quelques jours plus tôt, la Conférence des présidents de la chambre basse avait clairement acté l’inscription de cette matière à l’agenda. Entre cette décision prise jeudi et la publication officielle de l’ordre du jour, quelque chose s’est manifestement joué. Mais quoi ? Difficile, pour l’instant, d’en percer les coulisses. Résultat : le flou persiste et le blocage s’installe.
Pourtant, la démarche est loin d’être anodine. Initiée le 13 avril par l’élu de Kisangani, Laddy Yangotikala, membre de l’Union sacrée, cette motion cible directement le numéro deux du gouvernement Suminwa. Le député y dénonce une gestion qu’il juge défaillante de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, mettant en cause la responsabilité de Jacquemin Shabani.
Dans la foulée du dépôt, des remous n’ont pas tardé à surgir. Plusieurs signataires auraient évoqué des pressions visant à les pousser à retirer leurs signatures, ajoutant une couche de tension à un dossier déjà sensible. Et comme si le mystère ne suffisait pas, une réunion aurait été tenue ce dimanche autour du secrétaire permanent de l’Union sacrée, réunissant plusieurs députés de la majorité.
Une rencontre aux allures stratégiques, dont les liens éventuels avec le report de l’examen de la motion restent, pour l’heure, impossibles à établir. Une chose est sûre : loin de s’éteindre, cette affaire continue de couver sous les dorures du Palais du peuple.
Alain Mboma


