En raison d’un contexte sécuritaire jugé critique à Goma et Bukavu, les tutelles gouvernementales ont acté l’interruption sans délai de l’ensemble des programmes d’études au sein du secteur public universitaire pour la session 2026-2027. Publiée récemment via un arrêté ministériel, cette directive vise à protéger les étudiants ainsi que les corps professoral et administratif face à l’impossibilité de maintenir un cadre d’apprentissage serein.
Établissements ciblés
L’arrêt des cursus touche l’ensemble des structures officielles des deux chefs-lieux, parmi lesquelles :
Zone de Goma : UNIGOM, ISC, ISTM, ISTA et ISP.
Zone de Bukavu : UOB, ISDR, ISAM, ainsi que les antennes locales de l’ISC, l’ISTM et l’ISP.
Périmètre de la mesure et dérogations
La décision gèle l’intégralité des démarches administratives et pédagogiques : admissions, cours magistraux, examens et remises de diplômes sont totalement suspendus pour éviter toute validation d’année hors du cadre légal républicain.
Une exception est néanmoins accordée aux apprenants en fin de cycle pour la session 2025-2026 dont le parcours a été interrompu. Ces derniers reçoivent l’autorisation de valider leurs épreuves finales ou de soutenir leurs travaux au sein d’autres structures universitaires, publiques ou privées, dûment agréées par l’État.
Statut du personnel et conditions de reprise
Les droits et avantages du personnel académique et administratif demeurent protégés conformément à la législation sociale. Le ministère maintient un suivi régulier de l’évolution du climat sécuritaire dans l’Est du pays afin d’envisager un réengagement progressif des cours dès que les conditions de protection minimale seront rétablies. Aucune échéance précise n’a été avancée pour le redémarrage des activités.
DNY


