Tant va la cruche à l’eau, qu’à la fin, elle se brise. C’est ce qui est en train d’arriver au mythe de Paul Kagame, Président du Rwanda, si l’on en juge par les réactions multiformes, non seulement à Goma, mais à Bunagana, à Ruthuru, et, partout ailleurs en République démocratique du Congo. C’est aussi le cas de la société civile, de certains hommes politiques, et de la population Congolaise en général, sauf de la part de nos compatriotes Rwandophones, que ça soient des politiques ou des simples citoyens.
L’incident de ce matin, à Goma, avec le militaire Congolais qui a abattu deux policiers Rwandais, lesquels se trouvaient de l’autre côté de la frontière, est tout à fait symptomatique de l’état d’esprit qui caractérise la plupart de Congolais, avec la crise Rwando-Congolaise actuelle. Cependant, il faudrait que les Autorités Congolaises, et même Rwandaises, veillent sérieusement au grain, pour éviter la désescalade entre les deux populations, surtout aux frontières.
En attendant, la guerre s’active dans une violence sans précédent, au risque d’hypothéquer, tous les efforts investis ces dernières années en vue de l’intégration économique régionale. Pascal Hamici


