Le projet longtemps attendu du port sec de Kasumbalesa sort de l’ombre et avance désormais à pas mesurés mais déterminés. En mission stratégique en Afrique du Sud, entre Johannesburg et Le Cap, la délégation du Conseil d’administration de l’OGEFREM, conduite par Amisi Makutano Adolphe, a insufflé un nouvel élan à ce chantier stratégique.

Accompagnée d’une représentante du ministère de tutelle, la délégation congolaise a multiplié les échanges techniques avec le consortium Yellowstone, acteur clé dans la mise en œuvre de cette infrastructure logistique. Objectif : faire le point sur l’état d’avancement et accélérer le passage à la phase opérationnelle, désormais jugée à portée.
Dans une démarche pragmatique, les responsables de l’OGEFREM ont également plongé au cœur du fonctionnement interne du consortium. Une immersion destinée à mieux comprendre les mécanismes de gestion du projet et à anticiper les exigences liées à son exécution. Face à eux, les dirigeants de Yellowstone dont François Diedreschsen, Hanro Roos et Yanick Kazadi ont détaillé les étapes déjà franchies, tout en mettant en lumière les dernières formalités administratives à finaliser avant le lancement effectif des travaux.
Au terme de ces discussions, un constat s’impose : pour franchir le dernier palier, un engagement renforcé de l’OGEFREM et des autorités congolaises reste indispensable. Une condition clé pour lever les obstacles résiduels et transformer les intentions en réalisations concrètes. À terme, le port sec de Kasumbalesa, situé à la frontière avec la Zambie, ambitionne de devenir une véritable plaque tournante du commerce extérieur congolais. Fluidification des échanges, réduction des délais de transit, amélioration des recettes douanières : les enjeux sont considérables.

Plus qu’un projet d’infrastructure, c’est un levier stratégique pour la compétitivité de la RDC qui se dessine. Et cette fois, le compte à rebours semble bel et bien lancé.
Jhon-Israel Wanyanga


