Face aux défis sécuritaires persistants dans l’Est de la République démocratique du Congo, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a haussé le ton. Lors de la 74ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue le vendredi 9 janvier 2026, la cheffe du gouvernement a rappelé avec fermeté les règles encadrant la communication officielle de l’État, insistant sur la discipline, la cohérence et le strict respect des instructions présidentielles.
Dans un contexte marqué par la guerre, les tensions diplomatiques et les enjeux de cohésion nationale, Judith Suminwa a martelé un principe fondamental : la parole de l’État ne s’improvise pas. Toute prise de position publique engageant le gouvernement doit être maîtrisée, responsable et conforme à la ligne arrêtée par le Président de la République.
La Première ministre a particulièrement insisté sur les domaines sensibles tels que la défense nationale, la sécurité, la cohésion sociale et les relations diplomatiques, où toute approximation ou déclaration non concertée peut avoir de lourdes conséquences politiques, sécuritaires ou diplomatiques.
Constatant la persistance de certaines prises de parole individuelles en dehors du cadre défini, la cheffe du gouvernement a jugé inacceptables les déviations observées. Elle a rappelé à chaque membre du gouvernement sa responsabilité personnelle dans le respect scrupuleux des orientations fixées par le Chef de l’État. Aucune communication sur des sujets sensibles ne sera désormais tolérée sans concertation préalable.
À cet effet, Judith Suminwa a réaffirmé que toute communication officielle devra impérativement passer par un mécanisme coordonné sous la supervision du ministère de la Communication et des Médias, en collaboration étroite avec les services compétents de la Présidence de la République et de la Primature. Objectif : garantir l’unicité et la cohérence de la position de l’État ; éviter les contradictions internes ; prévenir tout risque sécuritaire ou diplomatique.
La Première ministre a également instruit les ministres de veiller à l’application stricte de ces directives au sein de leurs cabinets respectifs, soulignant que la discipline communicationnelle est une chaîne qui engage tous les niveaux de responsabilité. En appui à cette ligne dure, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a adressé une mise en garde sévère à l’endroit de tout membre du gouvernement qui s’écarterait des mécanismes officiellement établis.
À travers ce rappel à l’ordre, l’Exécutif réaffirme sa volonté de parler d’une seule voix, dans le respect de la hiérarchie institutionnelle et de la stratégie définie au sommet de l’État. Une exigence jugée essentielle pour préserver la stabilité nationale, renforcer la crédibilité de l’action gouvernementale et protéger les intérêts stratégiques de la République démocratique du Congo, alors que le pays fait face à l’une des crises sécuritaires les plus complexes de son histoire récente.
Junior Kulele


