La République démocratique du Congo a retrouvé, ce mercredi à New York, la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies, plus de trois décennies après avoir occupé cette responsabilité. Un moment diplomatique fort pour le pays, dans un contexte où la question de la paix et de la protection des civils demeure au cœur des préoccupations internationales.
À cette occasion, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a présidé un débat public de haut niveau consacré aux violences sexuelles liées aux conflits, placé sous le thème : « Honorer la promesse du droit international envers les survivants de violences sexuelles liées aux conflits ». Dans son intervention, la cheffe du gouvernement a rappelé que la République démocratique du Congo demeure l’un des pays enregistrant le plus grand nombre de cas vérifiés de violences sexuelles commises dans les zones de conflit, selon les Nations unies.
Face à cette réalité, Judith Suminwa a lancé un appel à la communauté internationale pour renforcer la lutte contre l’impunité. Elle a insisté sur le droit des survivantes et survivants à obtenir justice, réparation et accompagnement, soulignant qu’aucune paix durable ne peut être construite tant que les auteurs de ces crimes, leurs complices et leurs commanditaires ne répondent pas de leurs actes.
En présidant cette séance de haut niveau, la RDC place une nouvelle fois la protection des victimes et le respect du droit international au centre des débats du Conseil de sécurité, tout en réaffirmant son engagement en faveur de la paix et de la justice.
JK


