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Plus de 39 mois d’impayés : Les agents de l’ONATRA se déshabillent et paralysent le boulevard du 30 Juin

3 mois ago
in Société
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Plus de 39 mois d’impayés : Les agents de l’ONATRA se déshabillent et paralysent le boulevard du 30 Juin
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Une scène d’une rare intensité a secoué Kinshasa ce jeudi 11 décembre. Excédés par plus de 39 mois d’arriérés de salaires, les agents de l’Office national des Transports (ONATRA) ont transformé leur sit-in en un mouvement de colère spectaculaire devant la direction générale, située sur le boulevard du 30 Juin. Aux tapages, chants, sifflets, vuvuzelas et pneus enflammés est venue s’ajouter une image bouleversante : celle de femmes, agents de l’ONATRA, se dévêtissant pour exprimer un désespoir devenu insupportable.

Bien que les forces de l’ordre aient tenté de contenir la foule, les manifestants ont réussi à faire irruption dans le bâtiment administratif. L’atmosphère déjà lourde s’est chargée d’émotion lorsque plusieurs femmes ont ôté leurs pagnes et blouses, lançant des imprécations à l’endroit du Directeur général, pointé du doigt comme responsable direct de leur misère.

« Rien ne fonctionne avec le tout-puissant DG. Plusieurs syndicalistes ont été révoqués et arrêtés. Nous n’avons même pas touché le salaire d’août. Ces mamans se sont déshabillées pour montrer leur détresse et réclamer leurs 39 mois d’arriérés », raconte un manifestant. Cette scène, filmée et partagée massivement en ligne, a profondément choqué l’opinion : le symbole de la femme congolaise humiliée par la privation prolongée d’un droit aussi élémentaire que le salaire.

La crise n’est pas nouvelle. En septembre dernier, le Port de Matadi poumon stratégique de l’ONATRA avait déjà connu une grève générale paralysante. Les employés dénonçaient un climat social délabré et appelaient à une intervention urgente des autorités. Dans une correspondance adressée à la Première ministre, le syndicat alertait sur une situation « préoccupante » et évoquait déjà « l’imminence d’un arrêt de travail ».

Au cœur des tensions : la société privée MCTC, accusée de ne pas respecter les accords bilatéraux et d’imposer unilatéralement des décisions au détriment de l’ONATRA. Le 24 septembre, une grève générale avait éclaté pour dénoncer un projet d’extension du linéaire des quais, jugé controversé et annoncé sans concertation préalable.

Le Bureau syndical avait alors demandé des mesures urgentes pour : protéger les droits des travailleurs, garantir le paiement des créances dues à l’ONATRA (estimées à 205 millions USD), et convoquer une réunion tripartite pour réexaminer les contrats portuaires, considérés comme anticonstitutionnels. Dans un contexte de gestion contestée des quais, l’attribution de concessions à des opérateurs privés comme DP World/Matadi et MCTC continue d’alimenter un brasier social déjà incandescent.

Face à cette situation, le Bureau des Syndicats Représentatifs a réaffirmé son soutien aux travailleurs et exigé : la suspension de l’occupation du quai 7 par MCTC, l’annulation des contrats de cession des quais 8 et 9, le paiement immédiat des salaires et des redevances au Fonds social de l’ONATRA. Alors que les manifestations prennent désormais une tournure « Femen » signe d’un point de rupture psychologique et social, les travailleurs appellent la Première ministre à intervenir sans délai pour empêcher l’effondrement complet de l’entreprise et restaurer la dignité des agents.

Elrick Elesse

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