Le ton est grave, la position sans équivoque. Face à la presse, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a posé un préalable majeur à l’organisation des prochaines échéances électorales : la fin de la guerre dans l’Est du pays, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
« Si on ne peut pas terminer cette guerre, malheureusement, on ne saura pas organiser les élections sans le Nord et le Sud-Kivu », a déclaré le chef de l’État. Une affirmation lourde de conséquences, qui place la sécurité au cœur du processus démocratique. À travers cette sortie, Félix Tshisekedi refuse toute idée d’un scrutin partiel qui exclurait une partie du territoire national. Pour lui, organiser des élections sans ces régions reviendrait à compromettre la légitimité du processus électoral.
L’Est, verrou de la stabilité nationale
En proie à une insécurité persistante depuis plusieurs années, les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu restent au cœur des préoccupations sécuritaires. Conflits armés, déplacements massifs de populations et instabilité chronique compliquent toute perspective d’organisation sereine d’un scrutin.
La déclaration présidentielle met en lumière un défi de taille : restaurer la paix durable dans l’Est avant toute échéance électorale majeure. Elle envoie également un signal fort à la communauté nationale et internationale sur la priorité accordée à l’intégrité territoriale et à l’inclusion de tous les citoyens dans le processus démocratique.
Entre impératif sécuritaire et exigence démocratique, la RDC se retrouve face à une équation complexe : ramener la paix pour garantir des élections crédibles. Un défi décisif pour l’avenir institutionnel du pays.
Junior Kulele


