Le Président Félix Tshisekedi a réaffirmé, devant le Parlement réuni en Congrès, la ligne rouge de la République démocratique du Congo face aux initiatives diplomatiques liées à la situation sécuritaire dans l’Est du pays. À travers son intervention, le chef de l’État a tenu à clarifier la portée réelle des engagements connus sous le nom d’« Accord de Washington », afin de dissiper tout doute dans l’opinion publique.
Face aux interrogations sur la portée de ces accords, tout est limpide : « permettez-moi d’être parfaitement clair : ces accords ne consacrent aucune forme de partage de notre souveraineté. Ils ne valident ni les prétentions territoriales de qui que ce soit, ni le bradage de nos ressources. »
Il a, dans la même logique, rejeté toute lecture assimilant ces engagements à une quelconque indulgence envers les auteurs de crimes. Devant les parlementaires, Félix Tshisekedi a été catégorique : « Ils ne sauraient non plus être interprétés comme une amnistie déguisée des crimes perpétrés contre notre peuple. La justice suivra son cours, avec rigueur, jusqu’au bout, et sans complaisance. »
En martelant ces propos, le chef de l’État a voulu envoyer un signal fort à la population congolaise, aux victimes des violences et à la communauté internationale : la paix recherchée ne se fera ni au prix de l’abandon de la souveraineté nationale ni au détriment de la justice. Kinshasa réaffirme ainsi son choix d’un processus de paix fondé sur la vérité, la responsabilité et le respect de la mémoire des victimes.
Ce positionnement présidentiel apparaît comme un message politique clair : aucune négociation ne saurait effacer les crimes commis dans l’Est, et aucune initiative diplomatique ne primera sur les exigences de justice et de dignité nationales.
Danny Ngubaa Yambushi


