Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de paix, a entamé mercredi une visite de plusieurs jours en République démocratique du Congo (RDC). Cette mission vise à réaffirmer l’engagement des Nations unies aux côtés des autorités congolaises, alors que la situation sécuritaire dans l’Est du pays demeure préoccupante.
Arrivé dans la capitale, M. Lacroix doit rencontrer le président Félix Tshisekedi et la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Ces discussions porteront principalement sur l’avenir de la MONUSCO, la Mission de l’ONU en RDC, en cours de retrait progressif, et sur les moyens de renforcer la protection des civils face aux violences persistantes des groupes armés.
Après Kinshasa, le responsable onusien se rendra dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, deux zones ravagées par les conflits armés et les déplacements massifs de populations. À Beni et Bunia, il doit rencontrer les autorités locales, les équipes de la MONUSCO et des représentants de la société civile, afin de réévaluer les besoins humanitaires et sécuritaires.
Cette visite intervient dans un climat tendu, marqué par des appels récurrents au retrait de la MONUSCO, accusée par certains de ne pas avoir su protéger efficacement les civils. Pour Jean-Pierre Lacroix, ce déplacement est une opportunité de renforcer le dialogue avec Kinshasa et les communautés locales, et de rappeler le rôle stratégique de l’ONU dans l’appui aux forces congolaises et à la stabilisation du pays.
« La MONUSCO reste engagée à soutenir le gouvernement congolais et les populations face aux défis sécuritaires. Nous sommes déterminés à travailler ensemble pour la paix », a déclaré Jean-Pierre Lacroix avant son arrivée.
Alors que le retrait progressif de la MONUSCO a débuté fin 2024, cette visite est perçue comme un signal fort de l’ONU : celui de maintenir une présence active dans les zones les plus fragiles, tout en soutenant les initiatives locales pour la paix et la sécurité.


