C’est pour ce lundi 05 septembre 2022 que l’ancien Premier vice-président de l’Assemblée nationale Jean Marc Kabund sera devant les juges de la Cour de Cassation siègant en matière répressive sur l’affaire qui l’oppose avec la partie accusatrice. C’est par une citation à prévenu que les parties au procès ont été notifiées par le greffe de cette juridiction. Dans ce document de la justice, Jean Marc Kabund comparaîtra pour avoir outragé le gouvernement, par ses propos tenus lors de son point de presse du 18 juillet.
Des propos que la Cour a repris dans sa citation à prévenu. « le processus de décentralisation est battu en brèche par le pouvoir en y instituant le clientélisme et une corruption à grande échelle», peut -on lire, et aussi, : « l’Etat est devenu de plus en plus un club d’amis où tous les apprentis sorciers de tout bord exercent leur premier stage au sommet de l’Etat», a écrit la Cour, tout en signifiant que ces paroles outrageant au gouvernement sont punies par le code pénal livre II en ses articles 136 et 137.
Il est aussi reproché d’avoir alarmé la population en cherchant à porter le trouble à l’Etat congolais avec des faux bruits, en déclarant à la RFI (Radio France Internationale) que le détournement en RDC consiste dans des « centaines et des centaines des millions », puni par l’article 199 bis du même texte légal.
C’est face à quasiment tous ces faits que l’ex président a.i du parti présidentiel UDPS est appelé à répondre devant les juges. Après sa dernière comparution, les avocats de Jean-Marc Kabund avaient fait savoir que leur client aurait bénéficié d’une mise en résidence surveillée, ce qui n’est pas fait jusqu’à présent, car il est encore détenu dans la prison centrale de Makala.
Emille Kayomba


