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RDC : Kinshasa face à l’épreuve de l’Est

3 mois ago
in Sécurité
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RDC : Kinshasa face à l’épreuve de l’Est
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Kinshasa, mais aussi plusieurs grandes villes de l’intérieur du pays, s’annoncent sous tension. Des manifestations pacifiques, initiées par plusieurs formations politiques dont une majorité issue de l’Union sacrée de la Nation ont été annoncées pour dénoncer la dégradation continue de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo et réaffirmer un soutien politique au Président Félix Tshisekedi, confronté à l’une des phases les plus critiques de son mandat.

Ces mobilisations traduisent un ras-le-bol national face à l’avancée de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda selon Kinshasa et de nombreux rapports internationaux. Elles s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à internationaliser la colère populaire tout en affichant une unité nationale autour du Chef de l’État.

À la veille de ces manifestations, une réunion stratégique s’est tenue à Kinshasa entre le ministre de la Justice et les ambassadeurs et diplomates accrédités en RDC. Une rencontre loin d’être anodine. Craignant pour la sécurité de leurs missions diplomatiques et de leurs ressortissants, les représentants étrangers ont reçu des garanties fermes de la part du gouvernement congolais.

Le ministre d’état en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, leur a assuré que toutes les dispositions sécuritaires étaient prises pour protéger les chancelleries, les diplomates et les symboles internationaux. Mais au-delà de l’aspect sécuritaire, ce message visait aussi à désamorcer toute tentative de lecture hostile des manifestations annoncées, présentées par Kinshasa comme encadrées, pacifiques et patriotiques. Cette démarche illustre l’un des axes de la riposte congolaise : maintenir la pression diplomatique, tout en démontrant sa capacité à contrôler la rue et à garantir l’ordre public, malgré la colère populaire.

Pour Kinshasa, la situation actuelle ne laisse plus place à l’illusion. Kigali est accusé de récidive, malgré les accords signés et les engagements internationaux. Le soutien présumé et documenté au M23/AFC est perçu comme une stratégie assumée de conquête territoriale dans l’Est de la RDC. Dès lors, pour une frange croissante de la population congolaise, la priorité ne devrait plus être la diplomatie. Cette perception gagne du terrain dans l’opinion, nourrie par le sentiment que les accords successifs n’ont jamais produit la paix, mais plutôt offert des temps de réorganisation aux groupes armés.

Invité sur France 24, l’opposant Martin Fayulu a jeté un pavé dans la mare en qualifiant l’accord de Washington de « piège », estimant qu’il ne profiterait qu’au Rwanda. Selon le leader de l’ECiDé, aucun accord international ne peut produire des effets durables tant que les Congolais eux-mêmes ne sont pas réconciliés. Il appelle ainsi à un dialogue national inclusif, préalable indispensable, selon lui, à toute stratégie crédible face à l’agression extérieure. « Aucun accord extérieur ne saurait précéder la réconciliation des enfants du Congo rassemblés », martèle-t-il.

Cette position est partagée par plusieurs acteurs politiques, de la majorité comme de l’opposition, qui estiment que l’unité interne est une condition sine qua non pour faire face à ce qu’ils qualifient d’ennemi extérieur. Longtemps réticent à cette option, le camp du pouvoir semble toutefois évoluer. Devant les diplomates accrédités à Kinshasa, Guillaume Ngefa a laissé entendre que le gouvernement est ouvert au dialogue, mais à une condition claire : aucun dialogue sous pression armée. Cette précision n’est pas anodine. Elle vise à exclure toute négociation avec des acteurs impliqués directement ou indirectement dans la violence armée à l’Est.

Une question explosive : avec qui dialoguer ? C’est ici que le débat devient explosif. Pour une partie de l’opposition, tout fils du Congo devrait être associé au dialogue, y compris Joseph Kabila, Corneille Nangaa et d’autres figures controversées, malgré les poursuites ou condamnations qui les visent. Du côté du pouvoir, cette option est jugée inacceptable. Négocier avec ceux qui sont perçus comme auteurs ou complices d’exactions reviendrait, selon plusieurs cadres de l’Union sacrée, à insulter la mémoire des milliers de victimes du conflit à l’Est.

La ligne officielle privilégie donc un dialogue avec les forces politiques et sociales qui condamnent clairement l’agression et reconnaissent l’intégrité territoriale de la RDC. Parallèlement, une autre voix se fait de plus en plus entendre : celle de la riposte militaire directe. Emmanuel Ilunga Ngoie, ancien ministre délégué aux Affaires étrangères chargé des Congolais de l’étranger, ne mâche pas ses mots : pour lui, la RDC doit déclarer la guerre au Rwanda. Une position radicale, mais loin d’être isolée. Elle est soutenue par plusieurs responsables politiques, dont le député national Willy Mishiki, et trouve un écho croissant dans l’opinion publique, lassée par des décennies de conflits à répétition.

Quelle option pour la paix ? Face à l’intransigeance du Rwanda et à l’échec apparent des mécanismes diplomatiques classiques, la RDC se retrouve à un carrefour stratégique : poursuivre la pression diplomatique internationale ; reconstruire une unité nationale par un dialogue interne maîtrisé ; ou assumer une option militaire plus offensive. Aucune de ces voies n’est sans risque. Mais une certitude s’impose : l’immobilisme n’est plus une option. La rue, la classe politique et même certaines élites diplomatiques convergent vers un même constat : la paix ne reviendra pas par des engagements violés à répétition.

La question demeure alors entière : quelle combinaison de force, de dialogue et de diplomatie permettra enfin de briser le cycle de la guerre dans l’Est de la RDC ? L’histoire immédiate, et peut-être les prochains jours, pourraient apporter un début de réponse.

Junior Kulele

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