En séjour d’échange technique à Kinshasa, une délégation de l’Agence nationale de gestion des élections (ANGE) du Tchad a entamé une visite d’apprentissage auprès de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la République démocratique du Congo. L’objectif de cette mission : tirer profit de l’expérience congolaise en matière de vote semi-électronique.
Conduite par Ahmed Bartchiret, la délégation a assisté, mardi, à une présentation détaillée du Dispositif Électronique de Vote (DEV), ex-« machine à voter », dans la salle Abbé Apollinaire Malu-Malu du siège de la CENI. La session a été animée par Yves Kota, directeur de l’informatique, et Hilaire Kambale, directeur de la logistique.
Selon Yves Kota, le DEV constitue un outil stratégique pour accélérer, sécuriser et simplifier le processus électoral. Hilaire Kambale a, de son côté, mis en avant les avantages logistiques de ce système, notamment la réduction des charges en termes de volume, de poids et de coût par rapport au modèle traditionnel du vote manuel.
Les visiteurs tchadiens ont pu découvrir la facilité d’utilisation du dispositif : chaque électeur sélectionne son candidat via un écran tactile, imprime son choix, puis dépose son bulletin dans l’urne. Ce procédé hybride garantit à la fois confidentialité, transparence et traçabilité, tout en limitant considérablement les risques de fraude.
Parmi les innovations mises en lumière, la CENI a souligné la publication des résultats bureau par bureau lors des élections de 2023, perçue comme une avancée majeure vers la transparence et la crédibilité du processus électoral. Séduite par ces acquis technologiques, la délégation tchadienne a exprimé son intérêt à s’en inspirer pour moderniser son propre système électoral, tout en relevant les défis communs, tels que la réduction des coûts, la rapidité du dépouillement et la fiabilité des résultats.
La mission se poursuivra ce mercredi avec la visite du Centre électoral Bosolo et de l’entrepôt central de la CENI à Kingabwa, où les hôtes pourront mieux apprécier les infrastructures opérationnelles de l’organe électoral congolais.
Jehovani MULUMBA


