Plusieurs mois après les violentes évasions et incidents survenus le 1er septembre 2024, la prison centrale de Makala, à Kinshasa, dévoile un nouveau visage. Grâce à une réhabilitation ambitieuse menée sous l’impulsion du ministre de la Justice, Constant Mutamba, cet établissement emblématique du système carcéral congolais amorce une profonde transformation, tant sur le plan sécuritaire qu’humanitaire.

Durant cinq mois de travaux intenses, d’importants efforts ont été déployés pour restaurer l’intégrité des infrastructures endommagées, sécuriser les accès, et améliorer les conditions de détention. Cette réhabilitation, conduite dans un contexte logistique souvent difficile, marque un tournant historique dans la modernisation des établissements pénitentiaires en République démocratique du Congo.
La cérémonie de clôture des travaux a été marquée par un geste symbolique fort : la pose de la première pierre d’une boulangerie moderne au sein même du Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK). Cette initiative vise à offrir une meilleure alimentation aux détenus, tout en leur fournissant une formation utile à leur réinsertion sociale.

« C’est un engagement de justice, de dignité et de réforme », a déclaré le ministre Constant Mutamba, affirmant que la nouvelle ère de gestion pénitentiaire ne saurait tolérer la négligence ni l’indignité. Il a souligné que cette réhabilitation s’inscrit dans une volonté plus large de redonner à l’administration pénitentiaire les moyens de remplir sa mission de manière humaine et sécurisée.
Les autorités congolaises espèrent que cette modernisation du CPRK contribuera à restaurer la confiance dans le système carcéral, tout en évitant de nouveaux incidents comme ceux de septembre dernier, qui avaient suscité de vives inquiétudes dans la population.
La prison de Makala, autrefois symbole de surpopulation et de vétusté, pourrait bien devenir le modèle d’un système pénitentiaire en voie de réforme.
La rédaction de b-onetv.cd


