Une nouvelle étape s’ouvre dans les dossiers judiciaires d’Aubin Minaku et d’Emmanuel Ramazani Shadary. Les deux hauts cadres du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) ont été transférés à l’Auditorat général militaire, où leurs dossiers doivent être examinés ce vendredi 7 août.
Selon des sources judiciaires, Aubin Minaku, vice-président du PPRD et ancien président de l’Assemblée nationale, ainsi qu’Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du parti et ancien vice-Premier ministre de l’Intérieur, ont quitté les locaux des services de sécurité ce jeudi après plus de 200 jours de détention.
Les deux responsables politiques étaient détenus dans le cadre d’une enquête portant sur de présumés liens avec l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23). Les autorités les soupçonnent de complicité avec cette rébellion active dans l’est de la République démocratique du Congo.
Ce transfert vers l’Auditorat général militaire marque le début d’une nouvelle phase de la procédure judiciaire, alors que leurs dossiers doivent être officiellement instruits par la justice militaire. De leur côté, les avocats de MM. Minaku et Shadary dénoncent une détention qu’ils qualifient d’irrégulière et d’arbitraire. Ils estiment que leurs clients ont été privés de liberté pendant plus de 200 jours sans être jugés, en violation des garanties prévues par la loi.
Cette affaire intervient dans un contexte de fortes tensions politiques entre les autorités congolaises et le PPRD, le parti de l’ancien président Joseph Kabila. Le pouvoir accuse régulièrement cette formation politique d’entretenir des liens avec l’AFC/M23, des allégations que le PPRD rejette.


