La République Démocratique du Congo (RDC) continue de faire face à plusieurs urgences sanitaires, notamment le choléra et la Mpox (variole du singe). La réunion stratégique de coordination sanitaire, organisée chaque lundi sous la présidence du ministre de la Santé publique, Dr Samuel Roger Kamba, a permis de faire le point sur la situation épidémiologique nationale. Selon le professeur Christian Ngandu, coordonnateur du Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP), 10 716 cas de choléra ont été enregistrés au cours de la semaine 33, avec un taux de létalité de 4 %.
Certaines provinces, telles que Kinshasa, le Haut-Lomami et le Maniema, affichent une légère baisse des notifications. Toutefois, d’autres zones demeurent fortement touchées, nécessitant un suivi renforcé.
Le gouvernement a déjà mobilisé des équipes d’intervention rapide pour renforcer la surveillance, améliorer la prise en charge des patients et contenir la propagation de l’épidémie.
Parallèlement, 927 cas de Mpox ont été notifiés à travers le pays au cours de la même période, sans aucun décès rapporté. La vaccination a déjà commencé à Kinshasa, ciblant des groupes prioritaires.
Trois autres provinces – l’Équateur, la Tshopo et le Haut-Uélé – s’apprêtent à lancer la campagne dans les prochaines semaines. Les équipes d’intervention rapide, déjà actives dans la lutte contre le choléra, apportent également un appui technique à cette riposte.
Avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, le gouvernement congolais réaffirme sa détermination à protéger la population contre le choléra, la Mpox et d’autres menaces sanitaires. Les autorités insistent sur la solidarité nationale, la vigilance communautaire et la responsabilité collective pour relever ces défis de santé publique.
Jehovani Mulumba


