Les agents de la Direction Générale des Corridors de Développement Industriel (DGCDI) sont descendus dans la rue ce vendredi 4 juillet 2025, lançant une grève générale illimitée. Au cœur de leur colère : vingt mois d’arriérés de salaire et une direction accusée de mauvaise gestion.

Réunis en assemblée générale sous la conduite de leur intersyndicale, les travailleurs ont décidé de cesser toute activité jusqu’à satisfaction de leurs revendications. Ils dénoncent l’inaction prolongée de leur hiérarchie et appellent à une prise en charge urgente de leur situation.
« Nous demandons l’intervention personnelle du chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour mettre fin à cette injustice », a déclaré Olga Kabalu, vice-présidente de la Confédération Démocratique du Travail (CDT) et présidente de l’intersyndicale nationale de la DGCDI.
Les grévistes pointent du doigt la direction générale de l’établissement public, qu’ils jugent incompétente et responsable de leur calvaire. Leur message est clair : ils exigent non seulement le paiement intégral des salaires dus, mais aussi le départ immédiat de la direction actuelle.
Pour faire entendre leur voix, les agents grévistes envisagent une intensification de leur mouvement. Des sit-in sont prévus dans les prochains jours devant le ministère des Finances, la Primature et la Présidence de la République. Objectif : porter la crise au plus haut niveau de l’État.
Créée par le décret n°20/001 du 5 mars 2020, la DGCDI a pour mandat de concevoir, administrer et réguler les corridors de développement industriel à travers tout le territoire national. Or, cinq ans après sa création, cette structure se retrouve paralysée par des tensions internes et un climat social délétère.
Alors que les agents réclament justice, la crise à la DGCDI relance le débat sur la gestion des établissements publics en RDC et sur la nécessité d’y instaurer plus de transparence et de rigueur.
Djodjo Mafuku


