C’est par ici la porte pour Mathias Gillmann, porte parole de la Monusco. C’est désormais très clair qu’entre la République démocratique du Congo et la mission de paix de l’ONU la tension a monter d’un cran, chaque jour qui passe que des rebondissements. Dans une correspondance du 28 juillet adressée à cette mission de maintient de la paix en RDC dont la rédaction de B-onetv.cd dispose d’une copie. Kinshasa, par le biais de son Vice-Premier Ministre Ministre des affaires étrangères a requis l’expulsion de Mathias Gillmann porte-parole de la Monusco.
Dans ce document, le VPM Christophe Lutundula s’y est exprimé en ces termes : « Au regard de l’exacerbation regrettable actuelle des tensions entre la population civile et la Monusco particulièrement au Nord-Kivu, tensions dues notamment aux déclarations indelicates et inopportunes du porte-parole de la Monusco, Monsieur Mathias Gillmann, le gouvernement de la République démocratique du Congo considère que la présence de ce fonctionnaire sur le territoire national n’est pas de nature à favoriser un climat de confiance mutuelle et de sérénité si indispensable entre les institutions congolaises et la Monusco en vue, non seulement du meilleur accomplissement du mandat confié à cette dernière par le conseil de sécurité de l’ONU, mais aussi de faire aboutir le plan de transition aux fins de son retrait définitif de la République démocratique du Congo d’ici à l’horizon 2024 comme convenu », peut-on lire.
Rappelons que Mathias Gilmann est compté parmi les personnels de cette représentation de l’ONU qui a déclaré haut l’incapacité de la Monusco et des Fardc a pouvoir faire face aux rebelles du M23 au regard de l’armement et des munitions de ce groupe armé. Le gouvernement tient au plan de transition signé entre la RDC et la Monusco, qui prévoit le retrait échelonné de cet organe subsidiaire des Nations Unies du territoire national. Alors que le dernier personnel de la Monusco quittera la RDC en 2024 selon le plan, ce délai doit bel et bien être écourté, selon l’une des résolutions de la dernière réunion tenue et présidée par le Chef de l’Etat avec quelques membres du gouvernement et les présidents de deux chambres du parlement.
Emille Kayomba


