Le mercredi 17 septembre, le ministre de la Santé publique, Dr Samuel Roger Kamba, a réuni les directeurs de tous les hôpitaux de la capitale pour une rencontre jugée cruciale. Ce rendez-vous intervient dans un contexte marqué par le décès tragique de Divine Kumasamba, qui a ravivé le débat sur l’accès aux soins d’urgence en République Démocratique du Congo.
Le ministre a insisté sur un principe fondamental : aucun patient en situation critique ne devra se voir refuser des soins faute de paiement immédiat. Pour encadrer cette directive, une grille tarifaire officielle sera bientôt publiée, garantissant transparence et équité dans la prise en charge. Afin de permettre aux hôpitaux de répondre efficacement aux urgences, chaque établissement devra disposer d’une marge de péréquation dédiée.
En parallèle, une mesure fiscale significative a été annoncée : une taxe de 2 % sur tous les produits importés, à l’exception des denrées alimentaires. Ce dispositif, entériné par un décret de la Première ministre, servira à renforcer les infrastructures et l’offre de soins. Le ministère a également dévoilé un ambitieux programme de formation. Deux cents professionnels de santé – médecins, infirmiers et sages-femmes – seront envoyés au Maroc pour un stage intensif axé sur la gestion des urgences. En appui, cinquante équipes mobiles seront déployées, équipées de 150 motos et 65 ambulances pour assurer une intervention rapide sur le terrain.
Un arrêté ministériel interdit désormais formellement le refus de soins aux patients critiques. Pour améliorer la coordination, une ligne téléphonique d’urgence (151) sera mise en service, afin de permettre aux citoyens de signaler des cas et de recevoir une assistance immédiate. « Le développement du pays est indissociable de l’amélioration de la santé des Congolais », a rappelé Dr Roger Kamba. Il a par ailleurs annoncé l’achèvement de 240 centres de santé construits avec l’appui de la Banque mondiale, prêts à être inaugurés et mis au service des populations.
Jehovani Mulumba


