La question brûle toutes les lèvres à quelques heures du choc RDC–Bénin : qui portera l’attaque des Léopards ? À la CAN Maroc 2025, l’équation offensive congolaise se pose avec une acuité rare. Entre absences, blessures et disette de buts, l’avant-garde nationale est face à son moment de vérité.
Une statistique qui interpelle
Le constat est sans appel : lors des cinq dernières éditions de la CAN, aucun attaquant congolais n’a inscrit plus de cinq buts sur une même compétition. Un chiffre troublant pour une nation réputée pour son talent brut et sa puissance athlétique. Cette CAN 2025 apparaît donc comme une opportunité historique de briser la malédiction.
Bakambu, l’attente qui dure
Longtemps présenté comme le leader naturel de l’attaque, Cédric Bakambu traverse une disette qui inquiète. Les occasions sont là, le volume aussi, mais l’efficacité tarde à revenir. À ce stade, la question n’est plus son talent incontestable mais sa capacité à redevenir décisif au moment où la nation en a le plus besoin.
Wissa, le grand absent
Autre coup dur : Yoane Wissa, forfait pour la compétition. L’attaquant a tenu à clarifier sa situation : « Je travaille dur pour revenir à 100 %. L’objectif est clair : être prêt pour le mois de mars et aider la sélection lors du barrage intercontinental de la Coupe du Monde. » Une absence lourde, tant Wissa incarne la vitesse, la percussion et l’instinct du but. Tout le peuple congolais attend son retour.
Banza forfait, Essende muet
Comme si cela ne suffisait pas, Simon Banza est officiellement forfait pour le match face au Bénin. Sébastien Desabre l’a confirmé : l’attaquant n’est pas totalement rétabli. Un coup dur supplémentaire pour les Léopards.
De son côté, Samuel Essende affiche toujours zéro but en match officiel sous le maillot national. Le potentiel est là, l’engagement aussi, mais la CAN n’attend pas. À ce niveau, le temps de l’apprentissage est compté.
Mayele, l’heure ou jamais ?
Dans ce contexte, un nom revient avec insistance : Fiston Mayele. En attente de confirmation, souvent proche sans jamais être pleinement installé, l’attaquant pourrait bien tenir le rôle du détonateur inattendu. La CAN est parfois cruelle, parfois magique. Elle sacre souvent ceux que l’on n’attend pas.
L’heure de vérité
Privée de certitudes offensives, la RDC devra peut-être compter sur la force du collectif, les projections des milieux, les coups de pied arrêtés… et un mental d’acier. Face au Bénin, ce n’est pas seulement un match de groupe.
C’est un test de caractère, une réponse attendue à une vieille question : Qui pour mener les Léopards vers les buts et vers l’histoire ? La balle est dans leurs pieds. Le peuple observe. L’heure de vérité a sonné.
Junior Kulele


