La réunion hebdomadaire de coordination stratégique du ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale s’est tenue ce lundi 1er septembre pour évaluer la situation épidémiologique de la semaine 34. Présidée par le Dr Sylvain Yuma Ramazani, secrétaire général à la Santé, elle a réuni des responsables sanitaires ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Selon le Dr Dieudonné Mwamba Kazadi, directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), 596 cas de Mpox ont été enregistrés, marquant une diminution par rapport à la semaine précédente. Le Dr Mwamba a également annoncé l’arrivée imminente d’un million de doses supplémentaires du vaccin japonais LC16M8, portant le stock total à trois millions de doses. Cette augmentation des ressources vaccinales vise à renforcer la couverture et accélérer la riposte.
Les interventions communautaires, notamment le suivi des contacts et la prise en charge rapide des cas, ont été saluées comme essentielles pour contenir l’épidémie. Le Dr Mwamba a souligné les résultats positifs des actions menées au Sud-Kivu, preuve de l’efficacité des stratégies sur le terrain.
Pour le choléra, 1 554 cas ont été recensés au cours de la semaine 34, contre un chiffre plus élevé la semaine précédente. Quinze provinces demeurent affectées, avec un taux de létalité de 16 % dans l’Équateur, la province la plus touchée. Afin de renforcer la riposte, le ministère a annoncé l’arrivée de trois millions de doses supplémentaires du vaccin contre le choléra, en complément des campagnes déjà déployées à Kinshasa et dans plusieurs provinces.
Les autorités sanitaires ont fixé plusieurs priorités : Intensifier les interventions dans les provinces à forte létalité ; Étendre la vaccination dans toutes les zones à risque ; Renforcer la sensibilisation des écoles sur les bonnes pratiques d’hygiène.
Le ministère de la Santé a d’ailleurs pris l’engagement de déployer des dispositifs de lavage des mains dans toutes les écoles de Kinshasa dès la rentrée scolaire, en collaboration avec le ministère de l’Éducation. Cette baisse des cas de Mpox et de choléra constitue une avancée encourageante pour la santé publique, mais les autorités insistent : la vigilance et la prévention restent essentielles pour éviter une résurgence des épidémies.
Jehovani Mulumba


