• ACTUALITÉ
  • Nos émissions télé
  • Biso
  • A Propos
  • Contact
lundi, juin 15, 2026
B-one télévision
  • ACTUALITÉ
  • Politique
  • Justice
  • Sécurité
  • éducation
  • Santé
  • Culture
  • Femme
  • Nos émissions télé
  • Biso
No Result
View All Result
  • ACTUALITÉ
  • Politique
  • Justice
  • Sécurité
  • éducation
  • Santé
  • Culture
  • Femme
  • Nos émissions télé
  • Biso
No Result
View All Result
B-one télévision
No Result
View All Result
  • ACTUALITÉ
  • Politique
  • Justice
  • Sécurité
  • éducation
  • Santé
  • Culture
  • Femme
  • Nos émissions télé
  • Biso
Home Sécurité

Souveraineté vs rébellion : l’enjeu de l’aéroport de Goma

4 mois ago
in Sécurité
0 0
Souveraineté vs rébellion : l’enjeu de l’aéroport de Goma
Partager sur FacebookPartager sur TwitterPartager sur whatsapp

Par-delà les déclarations, une bataille de légitimité et de souveraineté. La déclaration de Corneille Nangaa, coordonnateur politique de l’AFC/M23, affirmant que son mouvement serait désormais « prêt à discuter » de la réouverture de l’aéroport international de Goma, marque un tournant discursif, mais non stratégique.

Derrière cette inflexion rhétorique se cache une bataille plus profonde : celle de la légitimité politique, du contrôle territorial et, in fine, de la souveraineté de la République démocratique du Congo sur son propre territoire. Depuis la prise de Goma fin janvier 2025, l’aéroport international infrastructure vitale pour les opérations humanitaires, le commerce et la sécurité est devenu un symbole du bras de fer entre l’État congolais et une rébellion soutenue, selon Kinshasa et plusieurs rapports onusiens, par le Rwanda.

En se présentant aujourd’hui comme « demandeur » de la réouverture, l’AFC/M23 tente de renverser le narratif et de se repositionner comme acteur responsable, alors même que son refus antérieur a contribué à isoler des millions de civils. La posture actuelle de l’AFC/M23 contraste fortement avec ses positions précédentes. En octobre 2025, le mouvement rejetait catégoriquement toute initiative venant de Kinshasa ou de partenaires internationaux, affirmant que l’aéroport ne pourrait être rouvert que par ses propres autorités.

Cette position, clairement sécessionniste dans l’esprit, visait à établir une administration parallèle et à imposer un fait accompli territorial. L’ouverture rhétorique actuelle apparaît donc moins comme un changement de doctrine que comme une adaptation tactique sous pression internationale. La France, l’Union européenne, les Nations unies et plusieurs partenaires bilatéraux ont multiplié les appels à la réouverture pour des raisons humanitaires, rappelant que l’isolement du Nord-Kivu aggrave une crise déjà dramatique : déplacements massifs de populations, accès limité à l’aide, flambée des prix et paralysie économique.

Dans ce contexte, l’AFC/M23 cherche à corriger une image devenue politiquement coûteuse : celle d’un mouvement qui instrumentalise la souffrance des populations pour consolider son contrôle territorial. Au-delà de la question technique de la réouverture, l’enjeu est fondamentalement politique et juridique.

En droit international, les infrastructures stratégiques comme les aéroports relèvent de la compétence exclusive de l’État souverain. En prétendant être l’« autorité gardienne » du site et en exigeant que les partenaires internationaux traitent directement avec lui, l’AFC/M23 remet en cause l’autorité de l’État congolais et cherche une reconnaissance implicite.

C’est précisément ce glissement que Kinshasa refuse, à juste titre. Reconnaître l’AFC/M23 comme interlocuteur institutionnel sur une infrastructure nationale reviendrait à légitimer un pouvoir issu de la force, au détriment de l’ordre constitutionnel congolais et des principes fondamentaux de l’Union africaine et de l’ONU.

La RDC, en mobilisant ses ministères, en intégrant les recommandations du Comité international de la Croix-Rouge et en coordonnant avec la MONUSCO, a démontré sa volonté d’assurer une réouverture sécurisée et conforme aux normes internationales. Le blocage ne relève donc pas d’un manque de volonté de l’État, mais d’une obstruction de facto sur le terrain.

L’évolution du discours de l’AFC/M23 intervient dans un contexte diplomatique dense. La conférence de Paris d’octobre 2025, avec la mobilisation de 1,5 milliard d’euros d’aide, visait à créer un momentum politique et humanitaire. Cependant, la réalité du terrain a révélé les limites des annonces diplomatiques face à des acteurs armés déterminés.

Par ailleurs, l’arrivée de la cheffe par intérim de la MONUSCO à Goma par voie aérienne en février 2026, dans le cadre du mécanisme conjoint élargi de vérification du cessez-le-feu, constitue un signal technique important, mais politiquement ambigu. Si elle témoigne d’une possible ouverture progressive, elle souligne aussi la complexité d’opérer dans un territoire où l’autorité de l’État est contestée par les armes.

La position du Rwanda, qui nie tout soutien au M23 tout en plaidant pour un dialogue bilatéral, illustre également les contradictions régionales. En pratique, la crise de l’aéroport de Goma est devenue un microcosme des tensions géopolitiques dans les Grands Lacs. L’acceptation par l’AFC/M23 du « principe » de discussions pose un dilemme stratégique à la communauté internationale et à Kinshasa. Dialoguer pour des raisons humanitaires est nécessaire, mais sans tomber dans le piège d’une reconnaissance politique implicite.

La RDC doit maintenir une ligne claire : toute discussion technique doit se faire sous l’autorité de l’État congolais, avec l’appui des Nations unies et des partenaires internationaux, et non dans un cadre bilatéral avec un groupe armé se présentant comme une entité souveraine. La souveraineté nationale ne peut être négociée, même au nom de l’urgence humanitaire.

L’annonce de l’AFC/M23 n’est pas une percée majeure vers la paix, mais une manœuvre politique dans une guerre de perceptions. Elle montre que la pression diplomatique fonctionne, mais aussi que les groupes armés adaptent leur discours pour gagner en respectabilité sans renoncer à leurs objectifs stratégiques. Pour la RDC, l’enjeu dépasse l’aéroport de Goma. Il s’agit de défendre un principe fondamental : aucune infrastructure nationale, aucun territoire, aucune population ne peut être soustrait à l’autorité de l’État par la force des armes.

La réouverture de l’aéroport doit être un acte de souveraineté restaurée, non le fruit d’une négociation asymétrique avec un acteur armé. En définitive, Goma n’est pas seulement un enjeu humanitaire ; c’est un test pour la crédibilité de l’ordre international fondé sur la souveraineté des États. Et sur ce terrain, la RDC a raison de tenir fermement sa position.

Junior Kulele

Dans la même catégorie

Ituri : Félix Tshisekedi fixe le cap au nouveau gouverneur militaire
Sécurité

Ituri : Félix Tshisekedi fixe le cap au nouveau gouverneur militaire

9 juin 2026
Est de la RDC : à Lomé, l’Afrique resserre les rangs pour parler d’une seule voix en faveur de la paix
Sécurité

Est de la RDC : à Lomé, l’Afrique resserre les rangs pour parler d’une seule voix en faveur de la paix

9 juin 2026

Contactez-nous

Email : publicite@b-onetv.cd

Email : infos@b-onetv.cd

 

  • Publicité
  • A Propos
  • Contact
  • Confidentialité

© 2023 B-one Télévision - All Rights Reserved. Conçu par Jonathan mus

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
No Result
View All Result
  • ACTUALITÉ
  • Nos émissions télé
  • Biso
  • A Propos
  • Contact

© 2023 B-one Télévision - All Rights Reserved. Conçu par Jonathan mus