La société civile du Sud-Kivu a favorablement accueilli la décision du Conseil de sécurité des Nations unies de proroger d’une année le mandat de la MONUSCO pour le maintien de la paix en République démocratique du Congo, désormais étendu jusqu’au 20 décembre 2026. Cette annonce, faite le vendredi 19 décembre 2025, intervient dans un contexte sécuritaire toujours marqué par une forte instabilité dans la province.
Les violences perpétrées par des groupes armés et certaines forces étrangères continuent de provoquer des pertes en vies humaines et d’importants déplacements de populations, notamment vers le Burundi, le Rwanda, ainsi que dans les zones d’Emo et du Plateau. Face à cette situation alarmante, la société civile appelle la mission onusienne à renforcer son engagement opérationnel sur le terrain.
« Ces forces étrangères négatives continuent de semer la peur et l’insécurité au sein des populations congolaises. C’est pourquoi nous demandons à la MONUSCO de ne pas se limiter à un rôle d’observateur, mais d’être plus active face aux groupes armés et aux forces étrangères présentes sur le territoire national », a déclaré Kelvin Bwijia, coordinateur de la société civile des compatriotes congolais.
Tout en réaffirmant sa reconnaissance envers la MONUSCO, la société civile estime néanmoins qu’une réorientation de sa stratégie et de ses modes d’intervention s’impose afin de répondre efficacement aux défis sécuritaires actuels.
Dans un contexte marqué par la persistance des violences et des déplacements forcés, cette prise de position traduit une attente claire : le Sud-Kivu espère désormais des actions concrètes et visibles de la part de la MONUSCO pour assurer une protection effective des populations et contribuer durablement au rétablissement de la sécurité.
Jehovani Mulumba


