Des pongistes contraints de s’asseoir à même le sol, devant les portes closes de leur propre salle d’entraînement. La scène s’est déroulée ce jeudi 29 octobre au gymnase du stade Tata Raphaël, à Kinshasa, où les Léopards de tennis de table se sont vu refuser l’accès à leur espace de préparation.
Le spectacle est pour le moins désolant. Venus pour leur séance habituelle d’entraînement, les pongistes de l’équipe nationale congolaise ont trouvé les portes de leur gymnase fermées. Faute d’accès à la salle, les athlètes ont dû prendre place à même le sol, dans l’attente d’une issue à cette situation. À l’origine de ce blocage, un différend entre la Fédération congolaise de tennis de table (FCTT) et l’administration du stade Tata Raphaël.
Selon la Fédération, celle-ci s’appuierait sur une correspondance du ministère des Sports et Loisirs, datée du 21 avril 2026, lui reconnaissant la jouissance gratuite des installations héritées des IXes Jeux de la Francophonie. Cette situation intervient pourtant à un moment particulièrement important pour le tennis de table congolais. Les Léopards viennent de décrocher une qualification historique au Championnat d’Afrique prévu au Maroc, une performance qui leur ouvre également les portes de la Coupe du monde 2027 à Astana.
À ces échéances s’ajoutent les prochains Jeux de la Francophonie. Autant de rendez-vous qui exigent une préparation rigoureuse et surtout régulière. Pour la direction technique, il faut compter entre six et huit mois de travail sans interruption afin de permettre aux athlètes d’atteindre leur meilleur niveau physique et technique.
Dans cette perspective, chaque journée d’entraînement perdue risque de compromettre le programme de préparation. Déjà confrontés à des difficultés logistiques, les pongistes congolais se retrouvent ainsi face à une nouvelle contrainte : celle de pouvoir simplement accéder à leur lieu de travail. Pour l’heure, la revendication de la Fédération est claire : récupérer l’accès au gymnase et reprendre les entraînements dans des conditions normales.
Sollicitée par cette situation, l’administration du stade Tata Raphaël n’a pas encore livré sa version des faits. À quelques mois des grandes échéances internationales, une question demeure : comment préparer des champions lorsque les portes de leur propre salle d’entraînement restent fermées ?


