Entre la République démocratique du Congo (RDC) et la Mission de l’organisation des nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco), plus rien ne passe ces derniers temps qui soit de nature à favoriser une accalmie. Ce 03 août 2022, ce sont les députés nationaux élus de la province du Nord-Kivu qui sont montés au créneau, pour exiger le départ de la Mission Onusienne du territoire de congolais, alors qu’ils étaient reçus par le Vice-Premier Ministre en charge des affaires étrangères Christophe Lutundula Apala pen’Apala.
Pour ces représentants des populations du Nord-Kivu, une entité territoriale qui a payé le lourd tribut des malentendus entre la RDC et Monusco, les jours de cette mission de maintient de la Paix en République Démocratique du Congo devraient être comptés. C’est ce qui a constitué l’essentiel du message des députés nationaux au chef de la diplomatie congolaise Le contenu de ces échanges, a dit un élu, qui a porté sur la position ferme du départ de cette mission des nations unies en RDC, témoigne de la détermination du peuple de cette partie de la République de voir enfin cette force vider les lieux.
Le VPM Christophe Lutundula Apala pen’Apala très attentif s’est engagé à traduire en acte cette volonté populaire exprimée par les élus dans la droite ligne tracée par le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi. Les dernières évolutions de la situation sur le terrain n’ont pas pu arranger les choses et la seule voie reste ce départ avec un calendrier raccourci. Le départ de la Monusco est un acquis qui est d’ailleurs acté par le conseil de sécurité des Nations Unies, avec a la clé un plan de retrait échelonné allant jusqu’en 2024. L’Exécutif national de la RDC a déjà donné sa position actuelle, celle d’écourter ce délai, pour un retrait rapide de la mission onusienne dans le pays de Lumumba.
Emille Kayomba


