Le 2 août 2013, la République démocratique du Congo perdait l’une de ses plus grandes figures de la musique gospel. Treize ans plus tard, le souvenir d’Alain Moloto demeure intact. Son départ a laissé un vide immense, mais ses textes, ses chansons et son message continuent de résonner dans les églises, les foyers et les cœurs de milliers de croyants.
Auteur-compositeur, chansonier, parolier, poète et adorateur passionné, Alain Moloto s’est imposé comme l’un des artisans du renouveau de la musique chrétienne congolaise. À travers le Groupe Adorons l’Éternel (GAEL), qu’il a fondé, il a façonné toute une génération de chantres, donnant au gospel congolais une identité forte, profondément spirituelle et résolument moderne.
Ses compositions, empreintes de foi, de douceur et d’espérance, ont accompagné les joies comme les épreuves de nombreuses familles. Pour beaucoup, Alain Moloto ne composait pas seulement des mélodies ; il transmettait une conviction, une prière et une invitation permanente à se rapprocher de Dieu.
Son engagement ne s’est pas limité à la scène musicale. Convaincu que la foi devait aussi contribuer à transformer la société, il a lancé le mouvement EDEN (Ensemble pour la Délivrance de la Nation), plaidant pour la paix, l’unité et le réveil moral de la République démocratique du Congo. À travers cette initiative, il appelait les Congolais à devenir des bâtisseurs d’espérance dans un pays longtemps éprouvé par les crises.
Treize ans après sa disparition, Alain Moloto reste une référence incontournable du gospel africain. Ses œuvres traversent les générations, inspirent de nouveaux artistes et rappellent que les grandes âmes ne s’éteignent jamais vraiment. Elles continuent de vivre dans les messages qu’elles ont semés et dans les vies qu’elles ont transformées.
Le temps a emporté l’homme, mais l’héritage d’Alain Moloto demeure une lumière qui éclaire encore le chemin de nombreux croyants. Son nom reste gravé parmi ceux qui ont fait de la musique un véritable ministère et de leur talent un instrument d’espérance.
Junior Kulele


