L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi) resserre la discipline financière dans ses rangs. Dans un communiqué daté du 24 août et signé par son président ad intérim, Augustin Kabuya, le parti rappelle à tous ses cadres investis dans les institutions leur obligation statutaire de verser 10 % de leurs rémunérations au profit du parti.
Sont concernés : la Première ministre, les membres du Gouvernement, les mandataires publics, les cadres du parti au sein du cabinet du Chef de l’État ainsi que les autorités provinciales et locales (gouverneurs, vice-gouverneurs, maires, administrateurs de territoire et bourgmestres). Ces responsables disposent d’un délai de sept jours pour fournir la preuve de paiement. Passé ce délai, des sanctions disciplinaires seront appliquées.
« Je vous saurais gré de faire preuve de célérité car un rapport sera transmis à la Haute Autorité Politique de Référence, qui sanctionnera les membres qui résistent à s’acquitter régulièrement de leur obligation », a averti Kabuya dans sa note. La présidence du parti précise que les contributions doivent être versées uniquement sur les comptes UDPS/Tshisekedi ouverts auprès de Rawbank et Equity BCDC, en franc congolais comme en dollar américain.
Ce rappel fait suite à une réunion organisée le 21 août à la paroisse Sainte-Anne de la Gombe, en présence des fondateurs, cofondateurs, pionniers du parti et des veuves des compagnons disparus. Une rencontre au cours de laquelle la question de la discipline interne et de l’autonomie financière du parti avait été largement débattue.
À travers cette mesure, l’UDPS entend consolider son indépendance financière et renforcer la discipline interne au sein de ses structures. Un rapport détaillé sera prochainement transmis à la Haute Autorité Politique de Référence, afin d’évaluer le niveau de conformité de chaque cadre aux obligations financières du parti.


