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Union africaine : un mandat sous l’ombre de la guerre congolaise

3 semaines ago
in Sécurité
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Union africaine : João Lourenço passe le témoin à Évariste Ndayishimiye, la crise congolaise en toile de fond
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Dans les salons feutrés de l’Union africaine, les poignées de main protocolaires contrastent avec le fracas des armes à l’Est de la République démocratique du Congo. La passation de pouvoir entre le président angolais João Lourenço et son homologue burundais Évariste Ndayishimiye n’est pas qu’un simple rituel institutionnel : elle s’inscrit dans un moment charnière où la diplomatie africaine joue sa crédibilité sur l’un des conflits les plus longs et les plus complexes du continent.

En cédant la présidence en exercice de l’Union africaine, João Lourenço laisse derrière lui un mandat marqué par la crise congolaise, devenue l’épicentre des préoccupations sécuritaires africaines. Bien avant l’ouverture officielle du 39ᵉ sommet, le chef de l’État angolais a lancé une initiative audacieuse : un cessez-le-feu immédiat et permanent à partir du 18 février à 12 heures entre les parties en conflit en RDC.

Kinshasa a rapidement accepté la proposition, y voyant un acte de responsabilité et une opportunité de créer un espace politique propice à une solution pacifique. Dans un contexte où la fatigue de la guerre gagne les populations et où les pressions diplomatiques s’intensifient, ce geste a été perçu comme un signal fort en faveur de la désescalade.

Face à cette initiative, la rébellion de l’AFC/M23 a adopté une posture plus nuancée. Tout en rejetant le cadre angolais qu’elle affirme ne pas reconnaître, elle a réitéré son engagement à appliquer le mécanisme de cessez-le-feu issu du processus de Doha, sous médiation qatarie.
Cette dualité illustre la fragmentation des cadres diplomatiques autour de la crise congolaise : Luanda, porté par l’Union africaine et soutenu par plusieurs États africains, Doha, adossé à une médiation extra-africaine, mais accepté par les groupes armés.

Deux approches concurrentes, mais un objectif commun : faire taire les armes. Cette coexistence de processus pose toutefois une question cruciale : qui détient réellement la légitimité pour imposer la paix ? L’annonce du cessez-le-feu a suscité des réactions positives au sein de la communauté internationale. La Belgique a salué « un pas important » vers un retour durable de la paix dans l’Est de la RDC, tandis que les États-Unis, médiateurs influents dans ce dossier depuis plusieurs décennies, ont insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre effective sur le terrain.

Washington rappelle implicitement une réalité douloureuse : les cessez-le-feu en RDC sont souvent proclamés dans les capitales, mais violés dans les collines du Kivu. L’histoire récente regorge d’accords fragiles, brisés par des affrontements sporadiques, des rivalités locales et des intérêts géopolitiques transfrontaliers.

La réussite de ce nouvel engagement repose désormais sur un acteur clé : la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO). Le retour spectaculaire de la cheffe intérimaire, Vivian Van de Perre, à Goma après plus d’un an d’interruption des vols vers l’aéroport local, symbolise la relance du mécanisme de surveillance du cessez-le-feu prévu par la résolution 2808 du Conseil de sécurité.

Avant son déplacement au Nord-Kivu, la diplomate onusienne s’est entretenue à Kinshasa avec les autorités congolaises afin de préparer l’architecture technique du mécanisme de vérification. Ce dispositif vise à documenter les violations, faciliter la communication entre parties et fournir une base objective aux décisions politiques et diplomatiques.

Mais la réalité du terrain reste brutale. Dans le Nord-Kivu, les affrontements entre les Forces armées congolaises et les rebelles de l’AFC/M23 ont provoqué des déplacements massifs de populations, aggravant une crise humanitaire déjà critique. Des centaines de milliers de civils vivent dans des camps improvisés, dépendant de l’aide internationale dans un contexte de fatigue des bailleurs.

En prenant la tête de l’Union africaine pour l’année 2026, Évariste Ndayishimiye hérite d’un dossier explosif. Le Burundi, lui-même affecté par l’instabilité à l’Est de la RDC, a souvent accusé le Rwanda de soutenir les groupes rebelles, ajoutant une dimension régionale à la crise.

Son mandat sera donc un test de leadership : saura-t-il transformer la présidence tournante de l’UA en levier de paix, ou restera-t-elle un symbole diplomatique sans effet concret ?
Le cessez-le-feu du 18 février représente plus qu’une date : c’est un moment de vérité pour l’Union africaine, pour les médiateurs internationaux et pour les acteurs armés eux-mêmes. La paix ne dépendra pas seulement des communiqués officiels, mais de la capacité des mécanismes de vérification, de la volonté politique des États et de la pression internationale à se traduire en réalité sur le terrain.

Entre Luanda, Doha et Washington, la crise congolaise est devenue un laboratoire du multilatéralisme contemporain. Reste à savoir si ce laboratoire produira enfin une paix durable, ou un nouvel accord voué à rejoindre la longue liste des promesses non tenues.

Junior Kulele

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