À moins d’une semaine d’un rendez-vous clé fixé au 14 août, le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a réuni, ce dimanche à Gombe, les cadres de l’Union sacrée de la Nation (USN) pour une séance stratégique axée sur la cohésion et la transparence au sein de cette plateforme politique majoritaire.

Cette rencontre, organisée au siège de l’USN, a rassemblé autour du Chef de l’État les membres du Présidium, plusieurs figures du gouvernement ainsi que des responsables des partis et regroupements affiliés à la Majorité présidentielle.
Au cœur des échanges : l’examen approfondi de la charte et du projet de règlement intérieur appelés à encadrer, de manière plus rigoureuse, le fonctionnement interne de la plateforme. Ces textes devraient être adoptés lors de la prochaine réunion du Présidium prévue le 14 août, étape présentée comme un préalable indispensable à la tenue d’un congrès.
Selon le secrétaire permanent de l’USN, le professeur André Mbata, cette démarche marque une phase charnière : « La mise en œuvre de cette charte et de ce règlement intérieur ouvre la voie au congrès de l’Union sacrée. Elle traduit la volonté de bâtir une gouvernance interne fondée sur la collaboration, la discipline et le respect mutuel ».
En filigrane, la réunion a également servi de tribune pour réaffirmer l’appui sans réserve de l’USN au gouvernement dirigé par Judith Suminwa. Ce geste vise à conforter l’exécutif dans la mise en œuvre de ses priorités, alors que le climat politique et socio-économique du pays exige une majorité soudée.
L’annonce d’un congrès imminent soulève plusieurs attentes. Sur le plan interne, il devrait permettre d’harmoniser la vision politique des différentes composantes de l’USN et d’asseoir un mode de fonctionnement plus structuré. Sur le plan externe, il pourrait servir de vitrine pour afficher l’unité de la Majorité présidentielle à l’approche des prochains défis politiques et institutionnels.

Pour le Président Tshisekedi, cette dynamique de clarification organisationnelle est non seulement un gage d’efficacité politique, mais aussi une réponse aux critiques sur le manque de lisibilité dans la gestion de l’alliance. Reste à voir si le congrès à venir saura traduire cette ambition en actes concrets et durables.


