Alors que la République démocratique du Congo enregistre une baisse notable des cas de Mpox — estimés à 720 nouveaux cas — et une diminution progressive du choléra, les autorités sanitaires redéploient désormais leurs efforts vers trois autres maladies virales souvent négligées : la rougeole, la rubéole et la poliomyélite.
Le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévention annonce en effet le lancement imminent de deux grandes campagnes nationales de vaccination avant la fin du mois de novembre 2025. L’information a été rendue publique par le Docteur Dieudonné Mwamba Kazadi, Directeur général de l’Institut National de Santé Publique (INSP), lors de la réunion épidémiologique hebdomadaire tenue le lundi 3 novembre 2025.
Ces maladies virales touchent toutes les tranches d’âge, mais les enfants demeurent les plus vulnérables. Elles peuvent entraîner des complications sévères telles que des paralysies, des infections pulmonaires ou encore des malformations congénitales.
Face à leur propagation rapide et à leur impact dévastateur sur la santé publique, les campagnes de vaccination s’imposent comme une priorité nationale.
Tout en saluant la stabilisation de l’épidémie d’Ebola dans la localité de Bulape (Kasaï Central), où un plan de résilience post-épidémique de 90 jours est en cours d’exécution, le Dr Mwamba Kazadi a souligné la nécessité de maintenir une vigilance accrue. « La poursuite sans relâche de la surveillance épidémiologique et le renforcement de la protection sanitaire sur l’ensemble du territoire national demeurent nos priorités », a-t-il déclaré.
Avec ces nouvelles campagnes, le ministère de la Santé réaffirme sa détermination à protéger les enfants congolais et à éradiquer durablement ces maladies évitables par la vaccination.
Jehovani Mulumba


