Les images de longues files de véhicules serpentant devant les stations-service de Kinshasa ont fait craindre, ces derniers jours, une nouvelle pénurie de carburant. Mais derrière cette agitation, point de rupture d’approvisionnement : un acte de vandalisme en est la véritable cause.
Selon la ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola, des individus non identifiés ont perforé, dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 octobre 2025, une canalisation appartenant à SEP Congo. Ce sabotage sur le pipeline 66, qui alimente la capitale en produits pétroliers, a provoqué l’arrêt momentané du pompage et perturbé la distribution pendant près de deux jours. « Cette situation résulte d’un arrêt momentané du pompage sur le pipeline 66 de SEP Congo, suite à des actes de vandalisme perpétrés par des personnes inciviques ayant perforé la canalisation afin d’en retirer les produits », précise le communiqué officiel publié mercredi.
La ministre rassure toutefois que le problème est désormais résolu. Les équipes techniques de SEP Congo ont colmaté les fuites et remis le système en service. Elle annonce un retour à la normale dès ce jeudi 23 octobre 2025 dans l’ensemble des stations-service de la ville. En outre, Acacia Bandubola explique que la rénovation en cours de certaines stations-service a contribué à réduire temporairement la capacité de distribution, accentuant l’impression de pénurie.
En somme, Kinshasa n’a pas manqué de carburant : la capitale a simplement subi les conséquences d’un sabotage rapidement maîtrisé.
La rédaction de b-onetv.cd


