La dénonciation de Martin FAYULU autour de 21 000 $ que toucherait un député national le mois, suscite un débat dans notre société. C’est peut-être le moment de savoir qui fait quoi pour être payé combien ? Quels sont les professions qui mériteraient un peu plus d’attention et lesquelles pourraient être considérées comme métiers standards de congolais moyens? Et quel est le statut des fonctionnaires politiques dans notre pays et à quel titre devraient Ils être traités en tant que serviteurs de la République ?
La RDC est l’un de nombreux pays, pourtant de culture supposée démocratique où le salaire demeure un secret. Tout ça parce que les pratiques ont privilégié les uns au détriment des autres. Selon des sources concordantes, un député national en RDC n’a pas encore atteint 20 000$, mais il est au dessus de 10 000$. C’est pas aussi un salaire faramineux pour un homme qui sert son pays. Mais dans le contexte de la pauvreté où plus de 90% d’humains peinent à nouer deux bouts du mois, ça pose problème. Un fonctionnaire qui travaille pour aider l’État à renflouer ses caisses touche à peine 200$. Apprendre que les politiques se la coule douce, avec des salaires au dessus de la moyenne nationale, sans compter les autres avantages et les invisibles, on se considérerait exploité et malheureux de la République.
Sans en faire une récupération pour galvaniser l’animosité contre les membres des institutions politiques, il est temps d’écouter la voix de la raison : réduire leur le train de vie, en commençant par revoir sensiblement à la baisse les dotations et les frais de fonctionnement. Au moment où médecins des services publics et professeurs d’université sont en grève principalement pour des raisons financières, nos décideurs devraient démontrer que la politique est au delà de tout une vocation et un apostolat. Si les fonctions politiques deviennent la seule voie d’enrichissement facile, donc abandonnons les autres métiers. Comme c’est impossible, il est grand temps de trouver un équilibre dans la redistribution des richesses nationales en RDC.
Constantin Ntambwe


