Les sénateurs américains Jim Risch et Jeanne Shaheen, respectivement président et vice-présidente de la commission des relations étrangères du Sénat, ont rencontré à Washington le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans le cadre d’échanges stratégiques sur l’avenir des relations bilatérales entre les deux pays.
Selon un communiqué du Sénat américain, les discussions ont porté sur plusieurs dossiers majeurs, notamment les accords de Washington sur la paix et la prospérité, la situation sécuritaire préoccupante dans l’est de la RDC, ainsi que les perspectives de coopération économique et stratégique. Les deux élus américains ont affirmé la volonté des États-Unis de devenir « un partenaire plus fort » de la RDC. Ils ont toutefois souligné que ce soutien, à la fois bipartisan et stratégique, devait s’inscrire dans le respect rigoureux des engagements pris par toutes les parties impliquées dans les accords régionaux.
Cette position traduit la volonté de Washington de lier son appui politique et économique à des avancées concrètes sur le terrain, tant en matière de sécurité que de gouvernance régionale. Les échanges ont également mis en lumière le partenariat autour des minerais critiques, essentiels à la transition énergétique mondiale. À ce titre, les sénateurs ont réaffirmé l’importance de poursuivre les investissements visant à revitaliser le corridor de Lobito, considéré comme un levier stratégique de croissance économique mutuelle, de commerce régional et de coopération durable entre les États-Unis et l’Afrique.
Sur le plan sécuritaire, Jim Risch et Jeanne Shaheen ont exprimé de vives préoccupations face à ce qu’ils qualifient d’« occupation persistante de certaines zones de l’est du Congo par le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda ». Ils ont appelé à un retrait complet des forces rwandaises, estimant qu’il s’agit d’une condition indispensable pour offrir une véritable chance à une paix durable dans la région des Grands Lacs.
Le communiqué évoque par ailleurs une catastrophe humanitaire majeure dans l’est de la RDC. Pas moins de 26 millions de personnes y sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë, une situation qui touche de manière disproportionnée les femmes, les enfants et les communautés minoritaires. Les sénateurs ont insisté sur le fait que ces populations ne sauraient continuer à être les victimes collatérales des conflits armés.
Dialogue national et responsabilité sécuritaire
Enfin, les responsables américains ont estimé que la stabilité à long terme de la RDC passe aussi par des mesures décisives contre les FDLR et certaines milices Wazalendo violentes. Ils ont appelé les autorités congolaises à s’engager dans un dialogue national crédible et à privilégier des solutions politiques inclusives, afin de renforcer la cohésion nationale et consolider l’avenir du partenariat stratégique entre Kinshasa et Washington.
La rédaction de b-onetv.cd


