À l’occasion de la Journée internationale des forêts, célébrée cette année autour du thème « Forêts et économies », Greenpeace Africa a investi l’Université Pédagogique Nationale pour une journée de sensibilisation centrée sur les enjeux cruciaux de la gouvernance forestière en République démocratique du Congo. Objectif : replacer le Bassin du Congo véritable pilier écologique mondial, souvent présenté comme le deuxième poumon de la planète après l’Amazonie au cœur des débats, tout en plaidant pour une gestion durable des ressources forestières respectueuse des droits des communautés locales et des peuples autochtones.

Dans un contexte marqué par des réformes foncières et forestières en cours, l’organisation environnementale a mis l’accent sur la nécessité d’un dialogue inclusif entre pouvoirs publics, experts et populations concernées. Pour Greenpeace Afrique, la protection des forêts congolaises ne peut être efficace sans une reconnaissance réelle et une sécurisation des droits fonciers des communautés qui en dépendent au quotidien.
La journée a été rythmée par un panel de discussion consacré aux mécanismes de protection des droits des communautés, ainsi qu’une exposition immersive et photographique. Cette dernière a offert un regard saisissant sur les réalités de terrain, les savoirs traditionnels et les initiatives locales portées par les populations forestières, créant ainsi un pont entre réflexion académique et vécu communautaire.
Prenant la parole, la rectrice de l’UPN a insisté sur le rôle fondamental de l’écosystème forestier dans la formation des étudiants. Elle a appelé la jeunesse universitaire à s’engager activement dans la préservation de l’environnement, faisant de l’université un véritable laboratoire d’idées et d’actions pour la protection des forêts.
Parmi les intervenants, George Minambo a particulièrement marqué les esprits en lançant un appel aux autorités congolaises. Il a plaidé pour une gouvernance plus transparente des concessions forestières et une intégration effective des droits des communautés locales dans les politiques publiques.
Réunissant divers acteurs engagés dans la défense de l’environnement, cette initiative a contribué à renforcer la prise de conscience collective autour des enjeux forestiers. Elle réaffirme une conviction forte : la RDC, souvent qualifiée de « pays solution » face aux défis climatiques, ne pourra jouer pleinement ce rôle qu’en plaçant les communautés au centre des décisions.
Une dynamique que Greenpeace Afrique entend bien poursuivre, dans l’espoir de faire évoluer durablement les pratiques et les politiques en faveur des forêts congolaises.
John wanyanga.


