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Sommet de l’UA : la dette, obstacle majeur aux investissements vitaux dans l’eau, alertent des experts

2 mois ago
in Environnement
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Sommet de l’UA : la dette, obstacle majeur aux investissements vitaux dans l’eau, alertent des experts
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Au 39ᵉ Sommet de l’Union africaine, l’accès à l’eau potable s’impose comme une priorité stratégique pour le continent. Mais derrière cet enjeu vital se cache une crise plus profonde : celle de la dette publique, qui asphyxie la capacité des États africains à financer les infrastructures hydrauliques indispensables à l’Agenda 2063. Lors d’un point de presse, des experts d’AFRODAD, de l’African Center for Economic Transformation (ACET) et de l’African Futures Lab ont tiré la sonnette d’alarme sur l’étau financier qui empêche l’Afrique d’investir massivement dans l’eau et l’assainissement.

Selon le Dr Theophilus Yungong Jong, directeur exécutif par intérim d’AFRODAD, la dette publique du continent dépasse désormais 2 140 milliards de dollars, avec plus d’une vingtaine de pays déjà en situation de détresse financière. En 2026, l’Afrique pourrait consacrer jusqu’à 90 milliards de dollars au service de la dette, un montant comparable aux budgets combinés de secteurs essentiels comme la santé, l’éducation ou l’eau. Cette pression budgétaire réduit drastiquement la marge de manœuvre des gouvernements pour financer les infrastructures sociales, pourtant cruciales pour le développement humain.

Les experts soulignent que cette crise est aggravée par des taux d’intérêt élevés, la volatilité des monnaies africaines et le recours massif à l’endettement en devises étrangères. Des pays comme le Ghana ou la Zambie illustrent cette vulnérabilité, leurs obligations financières ayant parfois dépassé leurs dépenses publiques de base. Dans ce contexte, les investissements dans des systèmes d’eau résilients au changement climatique restent insuffisants, alors que les besoins annuels en infrastructures sur le continent sont estimés entre 130 et 170 milliards de dollars.

Face à cette impasse, le chercheur principal Dr Frank Adu propose une réforme pragmatique : plafonner le service de la dette entre 10 et 15 % des recettes nationales. Cette mesure permettrait de dégager un espace budgétaire sécurisé, réorienté vers des investissements productifs, notamment dans les infrastructures hydrauliques.
Pour lui, l’eau constitue non seulement un droit social fondamental, mais aussi un levier économique stratégique pour l’agriculture, la santé publique et l’industrialisation.

Au-delà des chiffres, les intervenants dénoncent un système financier mondial profondément déséquilibré. Le Dr Jong critique une architecture dominée par les créanciers du Nord et des mécanismes exclusifs comme le Club de Paris, qui maintiennent les pays africains dans une dépendance structurelle. Les agences de notation occidentales imposent une « prime de risque Afrique » qui renchérit considérablement le coût de l’emprunt, avec des rendements obligataires pouvant atteindre 11 %, contre moins de 1 % dans les économies avancées.

Lavender Namdiero, responsable stratégique des campagnes à African Futures Lab, inscrit la crise de l’eau dans une perspective historique et politique. Selon elle, le déficit d’accès à l’eau en Afrique est le prolongement d’un modèle extractif hérité de la période coloniale, renforcé par les règles financières contemporaines. Elle dénonce également un « colonialisme vert », où l’eau est mobilisée au profit d’industries exportatrices mines, agriculture intensive ou projets dits écologiques tandis que des millions d’Africains restent privés d’eau potable.

Les experts appellent à des réformes structurelles : lier l’allégement de la dette à des investissements sociaux, démocratiser la gouvernance financière mondiale sous l’égide des Nations unies, renforcer le contrôle public et communautaire des ressources hydriques,
valoriser les pratiques locales de gestion de l’eau. L’objectif est clair : briser le cycle dette – sous-investissement – pauvreté qui empêche le continent de transformer ses ressources en développement humain durable.

En filigrane du sommet, un message s’impose : l’accès universel à l’eau ne sera possible sans justice financière. La réforme de la dette et de l’architecture économique mondiale apparaît désormais comme une condition indispensable pour que l’eau cesse d’être sacrifiée au remboursement et devienne enfin un droit effectif pour les populations africaines.

Constantin Ntambwe

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