Au lendemain du crash qui a fait 17 morts à Kenge, les premières mesures administratives tombent. Le gouvernement congolais a ordonné la suspension immédiate du Certificat de Transporteur Aérien (CTA) de Tracep Congo Aviation, dans l’attente des conclusions des enquêtes sur les circonstances de l’accident. La décision a été prise par le vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba Gombo.
L’Autorité de l’Aviation Civile a été instruite de suspendre l’exploitation des aéronefs de la compagnie sur l’ensemble du territoire national. Selon le ministère des Transports, cette mesure restera en vigueur jusqu’à la fin des investigations conduites par le Bureau permanent d’enquêtes d’accidents et incidents d’aviation (BPEA). L’accident s’est produit vendredi 25 septembre à Kenge, dans la province du Kwango. L’appareil, un Let 410 UVP immatriculé 9S-GUC et exploité par Tracep Congo Aviation, effectuait une rotation entre Kinshasa, Kikwit et Ilebo avant son retour vers la capitale.
D’après les éléments communiqués par Tryphon Kin-kiey Mulumba, président du conseil d’administration de la Régie des voies aériennes (RVA), l’avion avait quitté Kikwit à 11 h 45 avant de s’écraser vers 13 h 14 à Kenge alors qu’il se dirigeait vers Kinshasa. L’appareil transportait des militaires, des civils et des membres d’équipage. Aucun survivant n’a été retrouvé. Le crash a notamment coûté la vie au Lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi Tiende, Premier Président de la Haute Cour militaire, et au Lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, Auditeur général des FARDC.
Les circonstances précises de l’accident restent à établir. Les services compétents sont chargés de sécuriser le site, de préserver les éléments susceptibles d’éclairer l’enquête et de déterminer les causes du drame. Cette suspension intervient alors que le secteur des transports fait l’objet de nombreuses interrogations dans l’opinion publique après plusieurs accidents meurtriers. L’ancien député national Claudel André Lubaya appelle, de son côté, à ce que les responsabilités soient établies.
Pour l’heure, le gouvernement indique que toute information complémentaire sur l’évolution des enquêtes sera communiquée officiellement. À Kenge comme à Kinshasa, l’heure est désormais aux investigations pour comprendre comment un vol régulier a pu se transformer en tragédie.
La rédaction de b-onetv.cd


