Pour la deuxième fois, le président Félix Tshisekedi pointe du doigt son prédécesseur, Joseph Kabila, comme étant impliqué dans le soutien au M23 aux côtés du Rwanda, dans l’agression que subit la RDC depuis 2021. Il a réitéré cette accusation ce vendredi 14 février lors du Sommet de Munich sur la Sécurité, en Allemagne. La première fois remonte à l’une de ses tournées européennes en 2024.
« Je n’ai absolument pas l’impression que l’opposition, qui a pris les armes et conspiré avec le Rwanda contre la République, agit de manière légitime. D’ailleurs, la preuve en est que le véritable commanditaire se cache. Et ce commanditaire de l’opposition, c’est mon prédécesseur, Joseph Kabila. Mais il ne l’avoue pas, il ne l’assume pas », a déclaré Félix Tshisekedi.
Pendant ce temps, la situation sécuritaire au Sud-Kivu se détériore davantage. Après la prise de l’aéroport de Kavumu par le M23/AFC, soutenu par le Rwanda, les rebelles ont avancé jusqu’à Bukavu, tandis que les FARDC effectuent des replis stratégiques.
Face à cette escalade, le président Tshisekedi a décidé d’écourter son séjour à l’étranger. Il devait initialement assister au sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie, mais sera finalement représenté par la Première ministre Judith Suminwa, déjà sur place.
Emille Kayomba


