La polémique aura été de courte durée. Après le tollé suscité par l’idée d’organiser les séances plénières hors du Palais du Peuple, l’Assemblée nationale a tenu à calmer le jeu. L’option d’une délocalisation au Centre culturel de Kinshasa n’est, à ce stade, qu’une simple hypothèse de travail.

Face aux réactions critiques enregistrées dans l’opinion publique et au sein même de la classe politique, la questure de la chambre basse a clarifié la situation. Selon la questeure adjointe, Grâce Neema Paininye, aucune décision formelle n’a encore été prise. « Ce n’est pas encore décidé », a-t-elle précisé, expliquant que cette éventualité relevait d’une projection interne du Bureau de l’Assemblée nationale.
D’après elle, l’idée d’une délocalisation temporaire n’avait été envisagée qu’à titre préventif, dans l’hypothèse où les travaux de réhabilitation de la salle des Congrès du Palais du Peuple prendraient plus de temps que prévu. « C’est une projection du Bureau, au cas où les travaux de réhabilitation de la salle des Congrès prendraient un peu de temps », a-t-elle expliqué, insistant sur le caractère anticipatif de cette réflexion.
Mais la responsable parlementaire a tenu à rassurer : la prochaine rentrée parlementaire devrait se tenir dans le cadre habituel. « Ce qui est sûr, la prochaine rentrée parlementaire aura bel et bien lieu dans la salle des Congrès du Palais du Peuple, comme à l’accoutumée », a-t-elle affirmé. Cette mise au point intervient alors que la perspective d’un déplacement des plénières vers le Centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique centrale avait suscité interrogations et critiques, certains y voyant un changement précipité du fonctionnement parlementaire.
En attendant, au Palais du Peuple, l’heure reste donc aux préparatifs de la prochaine session dans son cadre traditionnel. Une manière pour la chambre basse de préserver à la fois la symbolique et la continuité institutionnelle de l’hémicycle congolais.
JK


