L’ambiance s’est tendue ces derniers jours dans les couloirs de l’Assemblée nationale. Les agents et cadres de l’administration parlementaire ont décidé de hausser le ton en lançant un préavis de grève, estimant que leurs revendications, pourtant anciennes, sont restées lettre morte.

Devant la presse, Joël Kahiz Mutomb, président du comité syndical de crise de l’Assemblée nationale, a expliqué les raisons de cette décision : « Ce que nous réclamons exactement figure dans notre mémorandum déposé auprès des membres du bureau, en particulier auprès du président ad intérim. Le point le plus urgent concerne l’augmentation de la rémunération des agents et cadres, telle que signée par le président sortant Vital Kamerhe », a-t-il déclaré.
Mais selon le syndicaliste, cette augmentation n’aurait bénéficié qu’à une seule catégorie : les députés. « Nous avons compris que cette mesure n’allait que dans un seul sens, au profit des honorables députés, pendant que les autres catégories du personnel, elles, n’ont toujours rien reçu », a-t-il déploré.

Les discussions engagées entre les représentants du personnel et le bureau n’ont visiblement pas abouti. Pire encore, les agents disent avoir constaté une « mauvaise foi » de la part du bureau de l’Assemblée nationale. « Pendant les pourparlers, nous avons perçu un manque de volonté réelle de résoudre le problème. Voilà pourquoi nous avons jugé nécessaire de revenir à la base, auprès des agents et cadres, pour décider de la suite », a poursuivi Joël Kahiz Mutomb.
Réunis en assemblée générale, les agents et cadres ont donc opté pour une grève générale. Une décision lourde de conséquences pour le fonctionnement administratif du Parlement, à quelques semaines seulement d’importants travaux législatifs. La balle est désormais dans le camp du bureau de l’Assemblée nationale, sommé de réagir rapidement s’il veut éviter la paralysie de l’institution.
La rédaction de b-onetv.cd


